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Sauvegarder un site WordPress : Le guide complet

Avatar de Kévin Raux, Webmaster et consultant SEO sur fond blanc.

Article publié par Kévin

Créé le 4 août 2026

Dernière mise à jour le 13 août 2026

Temps de lecture estimé : 44 minutes

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Un thème mis à jour qui casse tout du jour au lendemain, une extension qui provoque des incompatibilités, un piratage qui efface des mois de travail. Ça semble abstrait, jusqu’au jour où ça arrive vraiment. Sans rien derrière pour le rattraper, un site hors service, ce sont souvent des heures de travail perdues, parfois bien plus.
 
WordPress est un superbe outil, mais ne sauvegarde ni vos fichiers ni votre base de données de lui même. Sauvegarder un site WordPress reste entièrement de votre responsabilité, que vous choisissiez la sauvegarde manuelle, une extension automatisée comme UpdraftPlus, BackWPup ou Duplicator, ou une combinaison des deux.
 
Dans cet article, je détaille ce que doit vraiment contenir une sauvegarde complète, les extensions les plus fiables avec leurs forces et leurs limites réelles, les réglages qui comptent une fois l’automatisation en place, fréquence, rétention, alerte en cas d’échec, et la méthode pour restaurer votre site sans vous tromper de point de restauration. Vous repartirez avec la bonne combinaison selon votre profil de site, d’une simple vitrine à une boutique en ligne active.

L’essentiel à retenir pour sauvegarder un site WordPress

  • Sauvegarder un site WordPress n’est pas optionnelle, c’est le seul filet de sécurité face à une mise à jour problématique, une erreur humaine, un piratage ou une panne côté hébergeur
  • WordPress ne propose aucun système de sauvegarde natif
  • Une sauvegarde complète couvre les fichiers du site et sa base de données, sans oublier wp-config.php, .htaccess et le dossier mu-plugins
  • Trois types de sauvegarde à connaître : complète, incrémentielle et différentielle, chacune avec ses avantages selon l’usage
  • La sauvegarde manuelle est utile en complément de l’automatisation avant une mise à jour risquée ou après une session de travail importante. Elle passe par l’utilisation d’un client FTP comme FileZilla ou Cyberduck pour les fichiers, et par phpMyAdmin pour exporter la base de données
  • Parmi les extensions de sauvegarde WordPress les plus fiables, UpdraftPlus, BackWPup et Duplicator restent les trois références gratuites, chacune avec ses forces et ses limites
  • D’autres solutions existent selon les besoins, Jetpack VaultPress Backup, Solid Backups, WPvivid et WP Umbrella
  • Automatiser ses sauvegardes suppose de régler correctement la fréquence, la rétention et l’alerte en cas d’échec, mais aussi de vérifier régulièrement qu’une sauvegarde réussie reste vraiment exploitable
  • La fréquence idéale dépend de l’activité réelle du site, hebdomadaire pour une vitrine statique, quotidienne pour un blog actif, horaire pour une boutique, un site avec réservation en ligne ou un espace membre
  • La règle des 3 copies, sur 2 supports différents dont 1 hors site, guide le choix du lieu de stockage ; un stockage souverain en Europe, chez Scaleway ou OVHcloud par exemple, évite au passage les questions de RGPD posées par un stockage par défaut aux États-Unis, comme Google Drive ou Dropbox
  • La sauvegarde proposée par l’hébergeur reste un filet supplémentaire utile, jamais une solution de sauvegarde à elle seule
  • Restaurer une sauvegarde varie selon la méthode choisie, en quelques clics avec une extension, ou manuellement via FTP et phpMyAdmin
  • Choisir le bon point de restauration suppose de mettre à jour son site une étape à la fois, pour identifier précisément la cause d’un problème avant de restaurer
  • Chaque profil de site, vitrine, blog, réservation, espace membre ou boutique en ligne, appelle une combinaison différente de fréquence, de rétention et d’extension

Votre site WordPress est-il vraiment protégé ?

Pourquoi sauvegarder son site WordPress est un impératif

On ne peut pas penser un site WordPress sans penser sauvegarde. Ce n’est pas une option de confort, c’est un impératif, et je l’affirme dès le début de cet article parce que c’est la conviction qui le structure.

WordPress fait tourner aujourd’hui environ 4 sites sur 10 dans le monde, et reste de loin le système de gestion de contenu (un CMS, autrement dit l’outil qui vous permet de créer et gérer votre site sans tout coder à la main) le plus utilisé, selon les données de W3Techs. Cette popularité en fait une cible de choix pour les attaques, mais elle n’est pas la seule raison qui rend la sauvegarde indispensable.

Construire un site WordPress sur la durée, c’est du temps, de l’énergie et de l’argent investis. Et quand ce site commence à se positionner sur Google, tout le travail de référencement accumulé devient lui aussi une donnée précieuse à protéger. Perdre son site du jour au lendemain, ce n’est pas seulement perdre des fichiers, c’est perdre ce travail là.

Plusieurs situations peuvent y mener, et elles n’ont rien d’exceptionnel :

  • une mise à jour d’extension ou de thème qui casse l’affichage ou une fonctionnalité
  • un piratage ou une faille exploitée sur une extension restée obsolète
  • une erreur humaine, une suppression accidentelle ou une mauvaise manipulation
  • une panne ou un incident technique côté hébergeur

À RETENIR : Si je devais vous donner un seul conseil dans cet article, ce serait de ne jamais considérez la sauvegarde de votre site comme une tâche secondaire.

C’est votre filet de sécurité, le seul qui vous permette de revenir en arrière sereinement quand quelque chose tourne mal, et doutez-vous bien que quelque chose finira par tourner mal un jour ou l’autre, cela fait partie de la vie d’un site.

Ce que doit vraiment contenir une sauvegarde WordPress complète

Une sauvegarde complète de votre site WordPress repose sur deux piliers indissociables. Pour pouvoir reconstruire votre site à l’identique sur un serveur vierge, voici ce qu’elle doit réellement couvrir :

  • les fichiers du site : le thème, les extensions, les médias, le cœur de WordPress, et deux fichiers à ne pas exclure par erreur : wp-config.php, qui contient le préfixe de votre base de données et vos clés de sécurité, et .htaccess, qui gère les redirections et certains réglages serveur.

    Il est aussi nécessaire de penser au dossier mu-plugins, s’il existe sur votre site, car ce dernier contient les extensions actives obligatoires, celles qui tournent en permanence sans apparaître dans la liste habituelle des extensions du tableau de bord
  • la base de données complète : articles, pages, réglages, utilisateurs, et les tables propres à vos extensions comme WooCommerce

À RETENIR : une sauvegarde de votre site n’a de valeur que si elle couvre à la fois les fichiers et la base de données, même si une restauration ne nécessite pas toujours les deux à la fois.

Si vos fichiers sont sains, il peut suffire de restaurer la base de données, et inversement. Mais sans une sauvegarde récente des deux, vous perdez cette marge de manœuvre et devez remonter en bloc, au risque d’effacer ce qui fonctionnait encore.

Les types de sauvegarde à connaître avant de choisir sa méthode

Avant de choisir une méthode ou un outil, il est utile de connaître le vocabulaire utilisé pour parler des sauvegardes.

Tous les outils de sauvegarde WordPress reposent sur quelques principes techniques, et les comprendre vous permet de faire un choix éclairé plutôt que de cocher une case au hasard dans les réglages d’une extension.

  • La sauvegarde complète copie l’intégralité de votre site, fichiers et base de données, à chaque exécution. C’est le point de restauration le plus fiable, un seul fichier suffit pour tout remettre en état. En contrepartie, elle est lourde à générer et consomme beaucoup d’espace de stockage si vous la programmez trop souvent.
  • La sauvegarde incrémentielle ne copie que ce qui a changé depuis la dernière sauvegarde, complète ou incrémentielle. Elle est donc rapide et légère, mais sa restauration demande la sauvegarde complète d’origine et l’ensemble des incréments qui ont suivi, sans qu’aucun maillon de la chaîne ne manque.
  • La sauvegarde différentielle enregistre tout ce qui a changé depuis la dernière sauvegarde complète, peu importe le nombre de modifications survenues entre-temps. Sa restauration est plus simple que l’incrémentielle puisqu’elle ne demande que deux fichiers, la complète et la dernière différentielle, mais elle grossit à mesure que le temps passe depuis la dernière sauvegarde complète.
  • La sauvegarde miroir reproduit votre site en temps réel, sans historique de versions. Si un fichier est supprimé ou corrompu sur le site, il l’est aussi dans la sauvegarde, ce qui la rend risquée pour un usage courant.
  • La sauvegarde partielle cible une portion du site, uniquement la base de données ou uniquement un dossier précis. Pratique pour un usage ponctuel ou technique, elle reste incomplète si vous comptez sur elle seule sur la durée

Dans la pratique, la plupart des extensions de sauvegarde combinent ces deux approches :

  • une première sauvegarde complète
  • puis des sauvegardes incrémentielles ou différentielles à la suite, pour limiter le poids sans sacrifier la fiabilité.

Le tableau ci dessous résume ces cinq types de sauvegarde, pour comparer d’un coup d’œil dans quel cas utiliser chacun d’eux.

Type de sauvegarde

Quand l’utiliser

Avantage

Inconvéniant

Complète

Comme premier point de restauration, ou avant une intervention importante (mise à jour majeure, migration)

Restauration simple, un seul fichier à réimporter

Volumineuse et lente à générer si répétée souvent

Incrémentielle

Au quotidien, sur la plupart des sites actifs

Rapide, légère en stockage

Restauration plus longue, dépend de toute la chaîne de sauvegardes

Différentielle

Sur un site où vous voulez une restauration plus simple que l’incrémentielle

Restauration en deux fichiers seulement

Grossit avec le temps depuis la dernière restauration complète

Miroir

Cas très spécifiques nécessitant une réplique instantanée

Copie toujours à jour

Aucun historique, un problème sur le site se répercute directement dessus

Partielle

Sauvegarde ciblée, ponctuelle ou technique

Rapide, légère

Incomplète si utilisée seule sur la durée

À RETENIR : dans la grande majorité des cas, ce que vous utiliserez concrètement, c’est une combinaison des deux premiers types vus plus haut.

Une sauvegarde complète au départ, puis des sauvegardes incrémentielles qui s’enchaînent derrière, pour rester légères en stockage tout en gardant un historique fiable.

La différentielle, la miroir et la partielle restent utiles à connaître, mais pour un site standard, complète et incrémentielle couvrent l’essentiel de vos besoins.

La sauvegarde manuelle : FTP et phpMyAdmin

Avant de parler d’automatisation, il est utile de savoir sauvegarder son site à la main.

Cette méthode demande un peu plus de manipulation, mais elle ne dépend d’aucune extension et vous laisse un contrôle total sur ce que vous récupérez.

Sauvegarder les fichiers via FTP

Pour récupérer les fichiers de votre site, vous avez besoin d’un client FTP, un logiciel qui permet de se connecter à votre hébergement et d’en parcourir les dossiers comme s’il s’agissait d’un disque dur.

FileZilla et Cyberduck sont deux références gratuites, disponibles sur Mac et Windows.

Une fois les identifiants de connexion récupérés auprès de votre hébergeur (adresse IP du serveur, identifiant et mot de passe), connectez vous, puis repérez le dossier racine de votre site.

C’est là que se trouvent les fichiers vus dans la partie précédente : le cœur de WordPress, et surtout le dossier wp-content, celui qui contient votre thème, vos extensions et vos médias, donc celui à sauvegarder en priorité.

sauvegarde-wordpress-ftp-connexion-cyberduck.png
Texte alt : Vue du dossier racine d'un site WordPress une fois connecté en FTP avec "Cyberduck", avec les dossiers wp-content, wp-admin et wp-includes visibles.
Une fois connecté en FTP, vous accédez directement aux fichiers de votre site WordPress, dont le dossier « wp-content » à sauvegarder en priorité.

Sélectionnez l’ensemble des fichiers et dossiers, puis téléchargez les sur votre ordinateur. Selon le poids de votre site, l’opération peut prendre plusieurs minutes.

Exporter la base de données avec phpMyAdmin

Pour la base de données, l’outil à utiliser est phpMyAdmin, accessible depuis le panneau de contrôle de votre hébergement.

Une fois connecté, sélectionnez votre base de données dans la colonne de gauche, cliquez sur l’onglet « Exporter », laissez la méthode rapide en format SQL, puis validez pour télécharger le fichier sur votre ordinateur.

Si vous souhaitez connaître la manipulation dans le détail, je vous renvoi vers le guide complet sur la base de de données de WordPress qui explique justement comment exporter votre base de données WordPress depuis phpMyAdmin.

Dans quels cas privilégier une sauvegarde manuelle ponctuelle

La sauvegarde manuelle garde tout son intérêt même quand une extension automatisée tourne déjà en arrière plan.

Certains moments créent une fenêtre de risque que l’automatisation ne couvre pas encore, et c’est là qu’un simple clic sur une sauvegarde manuelle, complète ou ciblée sur les fichiers ou la base de données, referme cette fenêtre immédiatement :

  • vous venez de rédiger un article ou de modifier une page importante, et la prochaine sauvegarde programmée n’a lieu que la nuit suivante
  • vous venez d’ajouter une fonctionnalité ou de tester un réglage, et vous voulez un point de retour immédiat
  • vous vous apprêtez à faire une mise à jour de thème ou d’extension, et vous préférez avoir votre propre filet avant de cliquer

Personnellement, j’aime bien prendre ce réflexe à la fin d’une session de rédaction ou en fin de semaine, une fois certain que mon site est sain, et stocker cette sauvegarde directement sur mon ordinateur.

Elle finira par se périmer dès les prochaines modifications, mais en attendant, c’est un filet de sécurité de plus, qui ne me coûte que quelques clics.

Cela dit, si vous cherchez la simplicité et voulez écarter tout risque de mauvaise manipulation, l’automatisation reste le choix le plus sage au quotidien. C’est ce qu’on va voir maintenant.

Les plugins les plus fiables pour sauvegarder un site WordPress

Maintenant que vous savez qu’il est possible de sauvegarder votre site WordPress manuellement, et comment procéder, voyons la méthode que je recommande pour la plupart des sites, celle qui automatise tout ce travail à votre place.

Pour une sauvegarde facile à réaliser, utiliser un plugin dédié de qualité est fortement conseillé.

Voici donc les meilleures extensions de sauvegarde que je recommande, classées par ordre de priorité, avec le détail précis de ce que couvre leur version gratuite et de ce qui bascule en payant.

UpdraftPlus

C’est celle que je recommande en priorité. Selon les données officielles du répertoire WordPress, UpdraftPlus est installée sur plus de 3 millions de sites et affiche une note exceptionnelle de 4,8 sur 5.

Fiche officielle de l'extension "UpdraftPlus" sur le répertoire WordPress, avec sa note de 5 étoiles et ses 3 millions d'installations actives.
« UpdraftPlus » est l’extension de sauvegarde la plus installée du répertoire officiel WordPress.

Sa version gratuite couvre déjà largement les besoins d’un site classique :

  • sauvegarde complète de vos fichiers et de votre base de données
  • planification automatique toutes les 2, 4, 8 ou 12 heures, en quotidien, en hebdomadaire, toutes les deux semaines, ou en mensuel
  • possibilité de programmer une fréquence différente pour les fichiers et pour la base de données, plutôt qu’un seul rythme pour les deux
  • possibilité de choisir combien de sauvegardes conserver
  • envoi vers Dropbox, Google Drive, Amazon S3 ou compatible, Rackspace Cloud, FTP, DreamObjects, Openstack Swift, ou par email
  • restauration en quelques clics, avec le choix des composants à restaurer, extensions, thème ou base de données
  • recherche et remplacement de domaine intégré en cas de migration
  • un rapport basique par email une fois activé, qui confirme juste si la sauvegarde a réussi ou échoué, sans autre détail dans le message lui même

ATTENTION : la version gratuite se limite au dossier wp-content et à la base de données. Les fichiers wp-config.php et .htaccess, situés à la racine du site, n’y sont pas inclus par défaut, une configuration additionnelle ou la version payante est nécessaire pour les couvrir. Ce sont pourtant deux fichiers que je vous recommandais de vérifier plus haut dans une sauvegarde vraiment complète, à garder à l’esprit si vous comptez sur UpdraftPlus gratuit pour l’ensemble de votre stratégie.

Si vous avez besoin d’aller plus loin, la version payante ajoute :

  • la sauvegarde automatique juste avant chaque mise à jour d’extension ou de thème
  • les sauvegardes incrémentielles, une fréquence de planification identique au gratuit (2 heures minimum), mais avec en plus le choix de l’heure exacte de départ et des règles de rétention plus fines
  • une programmation à heure précise, par exemple en heures « creuses »
  • des destinations de stockage supplémentaires comme OneDrive, Azure, Google Cloud, Backblaze, SFTP, pCloud ou WebDAV, ainsi qu’UpdraftVault, 1 Go de stockage intégré directement inclus
  • la possibilité de stocker une même sauvegarde à plusieurs endroits différents en même temps, avec un contrôle plus fin sur le nombre de sauvegardes conservées
  • le classement des sauvegardes dans des sous-dossiers organisés sur Dropbox ou Google Drive, plutôt que dans un seul dossier par défaut
  • des règles de rétention avancées, pour supprimer automatiquement les anciennes sauvegardes selon des paliers d’ancienneté plutôt que toutes en même temps
  • une migration directe de site à site, deux sites connectés une fois puis migration en quelques clics, sans passer par un téléchargement puis un renvoi manuel
  • le choix précis des thèmes, extensions et tables de base de données à migrer, plutôt que tout migrer en bloc
  • le verrouillage de l’accès à UpdraftPlus pour les autres administrateurs, et l’anonymisation des données sensibles de la sauvegarde
  • la restauration de sauvegardes générées par d’autres extensions comme BackWPup
  • des rapports par email bien plus détaillés une fois activés, avec la possibilité de ne recevoir un email que lorsqu’il y a une erreur, plutôt qu’à chaque succès
  • le chiffrement de la base de données, ainsi que la sauvegarde de tables qui sortent du cadre standard de WordPress, utile si une extension ou un ancien système a créé des tables à part dans la même base
  • la compatibilité multisite et le pilotage en ligne de commande via WP-CLI
  • la possibilité d’intégrer un site simple à un réseau multisite existant lors d’une migration

BackWPup

BackWPup c’est plus de 400 000 installations actives et une note de 4 sur 5 sur le répertoire officiel de WordPress. Un détail qui a son importance si vous suivez déjà mes recommandations d’outils, puisque l’extension est développée par WP Media, l’éditeur derrière WP Rocket et Imagify.

Fiche officielle de l'extension "BackWPup" sur le répertoire WordPress, avec sa note de 4 étoiles et ses 400 000 installations actives.
« BackWPup » est développée par WP Media, l’éditeur de WP Rocket et Imagify.

Côté gratuit, vous disposez déjà de :

  • la sauvegarde complète du site, fichiers et base de données, avec la possibilité de tout combiner dans une seule tâche ou de séparer fichiers et base
  • une sauvegarde immédiate à la demande, en plus de la planification
  • la planification, de l’horaire au mensuel
  • l’envoi vers Dropbox, Amazon S3, FTP, Rackspace Cloud, Microsoft Azure ou SugarSync
  • la restauration, mais uniquement par téléversement manuel du fichier de sauvegarde
  • une alerte par email en cas d’erreur
  • pilotage des sauvegardes en ligne de commande via WP-CLI, disponible dès la version gratuite, contrairement à UpdraftPlus qui réserve cette fonction au payant
  • compatibilité multisite dès la version gratuite, contrairement à UpdraftPlus et Duplicator qui la réservent au payant

La version payante comble cette dernière limite et ajoute :

  • des destinations de stockage supplémentaires, Amazon Glacier, Google Drive, OneDrive et HiDrive
  • le chiffrement des sauvegardes
  • la restauration directe en un clic depuis l’historique, sans téléversement manuel
  • recherche et remplacement de domaine lors d’une restauration, contrairement à UpdraftPlus qui l’inclut dès la version gratuite
  • une application de restauration autonome en cas d’urgence, deux fichiers à déposer par FTP à la racine du site, qui ouvrent une interface web dédiée accessible même si WordPress est complètement hors service, pour restaurer sans jamais passer par le tableau de bord

Duplicator

Duplicator compte plus d’un million d’installations actives et affiche 4,9 étoiles sur 5 sur plus de 4900 avis.

Sa vraie force n’est pas la sauvegarde régulière mais la portabilité : elle empaquette votre site dans une archive accompagnée d’un fichier d’installation, ce qui permet de la réinstaller sur un serveur totalement vierge, sans même avoir WordPress d’installé au départ. C’est ce qui la distingue vraiment d’UpdraftPlus et de BackWPup.

En version gratuite en revanche, elle reste plus limitée pour un usage de sauvegarde automatisée récurrente, la planification et le stockage cloud n’arrivant qu’en payant.

Fiche officielle de l'extension "Duplicator" sur le répertoire WordPress, avec sa note de 5 étoiles et son million d'installations actives.
« Duplicator » affiche 5 étoiles sur le répertoire WordPress, avec plus de 4 900 avis.

Sa version gratuite reste volontairement centrée sur l’essentiel :

  • une sauvegarde à la demande, à tout moment, sans attendre un déclenchement automatique
  • possibilité de choisir les composants à inclure, base de données, extensions, thèmes, médias, avec deux présélections rapides, tout ou base de données seule, les filtres plus fins comme les extensions ou thèmes actifs uniquement restant réservés au payant
  • fonctionne pour réinstaller un site sur un serveur vide
  • import manuel par FTP uniquement
  • un résumé hebdomadaire automatique par email, activé par défaut, qui ne peut recenser que vos sauvegardes manuelles puisque la planification n’existe pas encore à ce stade, avec le risque de recevoir un résumé vide si vous n’avez rien sauvegardé cette semaine là

La version payante change complètement la donne, avec :

  • la planification automatique des sauvegardes
  • des fréquences différentes pour les fichiers et pour la base de données, comme chez UpdraftPlus
  • une limite de 500 Mo par archive en gratuit, contre des sites migrés jusqu’à 400 Go rapportés en payant
  • exclusion en un clic des thèmes inactifs, des fichiers du cœur WordPress, et des tables sans le préfixe wp_
  • Duplicator Cloud, leur propre service de stockage natif, en plus des destinations tierces déjà listées
  • l’envoi vers le cloud, Dropbox, Google Drive, OneDrive, Amazon S3, FTP ou SFTP, et tout autre service compatible S3
  • des points de restauration rapides en un clic
  • avant qu’un problème survienne, possibilité de désigner une sauvegarde locale comme « point de reprise », ce qui génère un lien unique à conserver de côté, en dehors de WordPress. Si le site devient complètement inaccessible, ce lien collé dans le navigateur permet de relancer la restauration, sans passer par le tableau de bord
  • recherche et remplacement d’URL avancé via l’onglet « Advanced », pour remplacer n’importe quel texte dans la base de données, pas seulement l’adresse du site
  • la création de sites de test, pour essayer une mise à jour ou une modification sans risque avant de la publier
  • le chiffrement du fichier de sauvegarde
  • des notifications par email personnalisables en fréquence et envoyées à plusieurs destinataires, plutôt qu’un résumé hebdomadaire fixe
  • la compatibilité multisite
  • pilotage des sauvegardes en ligne de commande via WP-CLI, contrairement à la version gratuite

Le comparatif des trois extensions en un coup d’œil

Difficile de trancher entre trois extensions aussi solides sans les voir côte à côte.

Voici donc, en un coup d’œil, ce qui distingue vraiment UpdraftPlus, BackWPup et Duplicator, avec le point fort et la limite à connaître pour chacune avant de faire votre choix.

Extension

Points forts

Limites

UpdraftPlus
(3 millions+ installations, 4,8/5)

  • Recherche et remplacement de domaine intégré dès la version gratuite
  • Nombreuses destinations cloud gratuites, dont Google Drive et Dropbox
  • Restauration sélective fine dès la version gratuite, choix entre fichiers, thème, extensions et base de données pris séparément
  • Fréquences séparées fichiers et base de données dès la version gratuite
  • Cœur de WordPress, wp-config.php et .htaccess exclus de la version gratuite
  • Sauvegardes incrémentielles réservées au payant
  • Alerte ciblée en cas d’échec réservée au payant, la version gratuite ne confirme que succès ou échec sans détail
  • Chiffrement de la base de données réservé au payant
  • WP-CLI et compatibilité multisite réservés au payant

BackWPup
(400 000+ installations, 4/5)

  • Sauvegarde le cœur de WordPress complet dès la version gratuite, contrairement à UpdraftPlus
  • Combine fichiers et base dans une tâche, ou les sépare, dès la version gratuite
  • Alerte email en cas d’erreur disponible dès la version gratuite
  • Choix entre restauration de la base de données seule ou restauration complète, dès la version gratuite
  • Pilotage en ligne de commande via WP-CLI disponible dès la version gratuite, contrairement aux deux autres extensions
  • Compatibilité multisite dès la version gratuite, contrairement aux deux autres extensions
  • Développée par WP Media, éditeur également de WP Rocket et Imagify
  • Restauration toujours manuelle par téléversement en version gratuite, jamais en un clic
  • Recherche et remplacement de domaine réservé au payant, contrairement à UpdraftPlus qui l’inclut dès la version gratuite
  • Google Drive et OneDrive réservés au payant
  • Chiffrement réservé au payant

Duplicator
(1 million+ installations, 4,9/5)

  • Fonctionne même sur un serveur vierge, idéal pour une migration
  • Sauvegarde le cœur de WordPress complet dès la version gratuite
  • Possibilité de créer et restaurer une sauvegarde de la base de données seule, séparément des fichiers, dès la version gratuite
  • Résumé hebdomadaire automatique par email, activé par défaut, dès la version gratuite
  • Aucune planification automatique en version gratuite, uniquement manuel
  • Aucun stockage cloud en version gratuite, import par FTP uniquement
  • Ne propose jamais de sauvegarde incrémentielle, même en payant, toujours une archive complète
  • Recherche et remplacement avancé réservé au payant
  • WP-CLI réservé au payant
  • Chiffrement des archives réservé au payant
  • Aucune compatibilité multisite en version gratuite, Lite est pensée uniquement pour un site unique
  • Résumé email non personnalisable et potentiellement vide en gratuit, faute de sauvegardes régulière

Les autres solutions à connaître

Quatre autres noms reviennent régulièrement dans l’écosystème WordPress :

  • Jetpack VaultPress Backup, développée par Automattic, la société derrière WordPress.com : plus de 270 millions de sauvegardes effectuées, sauvegarde en temps réel y compris les commandes WooCommerce, mais nécessite un abonnement Jetpack payant, aucune version gratuite fonctionnelle n’existe.
  • Kadence Backups, anciennement connue sous le nom de BackupBuddy, puis Solid Backups : rachetée par Liquid Web et intégrée à l’écosystème Kadence, cette solution garde une base d’utilisateurs fidèles depuis 2010, mais n’est plus vendue seule, uniquement incluse dans les formules payantes Kadence.
  • WPvivid, plus de 900 000 installations actives et une note de 4,9 sur 5 : version gratuite particulièrement généreuse, qui inclut la migration, une fonction de staging, c’est à dire un site de test isolé pour essayer des changements sans risque, et l’envoi vers plusieurs services cloud sans surcoût.
  • WP Umbrella, un outil de supervision conçu en France : centralise sauvegardes automatiques, mises à jour et surveillance de plusieurs sites WordPress depuis un tableau de bord unique. Un très bon outil, mais pensé pour assurer la maintenance d’un grand nombre de sites depuis un seul endroit, ce qui le rend moins pertinent si vous ne gérez qu’un seul site, voire deux. Il s’adresse avant tout aux agences et aux freelances qui gèrent la maintenance de plusieurs sites clients au quotidien. Son interface reste uniquement en anglais, ce qui peut la rendre plus complexe d’accès si l’anglais n’est pas votre langue de travail.

Sur ces sept extensions, quatre reposent sur un modèle freemium, une version gratuite fonctionnelle complétée par des options payantes, avec des équilibres très différents d’une extension à l’autre.

Jetpack VaultPress Backup, Kadence Backups et WP Umbrella restent les trois exceptions, disponibles uniquement en version payante, WP Umbrella proposant un essai gratuit de 14 jours plutôt qu’une version gratuite permanente.

Automatiser ses sauvegardes : les réglages qui comptent vraiment

Une fois l’extension choisie, l’essentiel du travail reste à faire. Les réglages par défaut ne suffisent pas.

Plusieurs paramètres déterminent si votre sauvegarde fonctionnera vraiment le jour où vous en aurez besoin.

Il est donc essentiel d’automatiser le processus en appliquant les bons réglages selon la typologie de votre site et obtenir un calendrier de sauvegardes planifiées sûr et cohérent avec les enjeux.

À quelle fréquence sauvegarder selon votre type de site

La bonne question n’est pas combien de sauvegardes garder, mais à quel rythme votre site change réellement.

Voici un tableau qui décrit la fréquence de sauvegarde idéale en fonction du profil du site.

Profil de site

Fréquence

Pourquoi ?

Vitrine statique
sans blog ni formulaire

Hebdomadaire

Le contenu évolue à peine, une fréquence plus élevée n’ajoute rien à protéger

Vitrine vivant
blog, pages, demandes mail

Quotidienne

Chaque article, chaque page modifiée mérite d’être protégé rapidement

Réservation en ligne
rendez vous, créneaux

Horaire

Les réservations s’accumulent toute la journée, en perdre quelques unes coûte de vrais rendez vous

Espace membre
comptes clients

Horaire

Chaque inscription crée un compte que vous ne voulez pas perdre

Boutique e-commerce
commandes, paiements

Horaire

Chaque commande et chaque paiement représentent du chiffre d’affaires réel

À RETENIR : la fréquence de sauvegarde doit suivre le rythme réel des changements sur votre site.

Si votre base de données bouge sans arrêt, nouvelles commandes, nouvelles réservations, nouveaux comptes clients, alors une sauvegarde toutes les heures a du sens.

Si rien ne change ou presque d’une semaine à l’autre, une sauvegarde hebdomadaire suffit largement, sauvegarder plus souvent ne protégerait rien de plus.

Combien de temps conserver ses sauvegardes, et comment vérifier qu’elles sont saines

Une fois la fréquence réglée, deux autres points méritent votre attention, la durée pendant laquelle garder ces sauvegardes, et la façon de s’assurer qu’elles resteront exploitables le jour où vous en aurez besoin.

La durée de rétention, indépendante de la fréquence choisie

La durée de rétention correspond au temps pendant lequel votre extension garde les anciennes sauvegardes avant de les supprimer.

Elle répond à une question précise : Si vous découvrez un problème plusieurs jours après qu’il s’est produit, avez vous encore une sauvegarde saine assez ancienne pour y revenir ?

Cette durée ne dépend pas de la fréquence choisie, elle dépend du temps qu’il vous faut habituellement pour remarquer qu’un problème existe.

Le guide de l’ANSSI, l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, sur la sauvegarde des systèmes d’information illustre ce principe avec un cas concret, conserver 15 jours de sauvegardes journalières fait partie des durées de rétention qu’ils recommandent.

Prévoyez donc au moins 3 à 4 semaines de rétention plutôt que quelques jours seulement, une durée qui laisse une vraie marge si un problème met du temps à être repéré, tout en restant dans l’esprit de l’exemple donné par l’ANSSI.

Vérifier que les sauvegardes sont réellement utilisables

Une sauvegarde présente n’est pas forcément une sauvegarde utilisable. Sans un contrôle régulier, il n’y a aucun moyen de le savoir avant d’en avoir vraiment besoin, au pire moment possible.

L’ANSSI recommande deux réflexes précis à ce sujet : un contrôle systématique du volume de chaque sauvegarde, un volume anormalement bas faisant partie des signaux à surveiller pour détecter un problème, et un test de restauration réel et régulier, pas seulement une vérification de présence du fichier.

Concrètement, sur un site WordPress, ça donne trois vérifications à faire régulièrement :

  • Vérifiez le poids du fichier téléchargé, une sauvegarde anormalement petite par rapport aux précédentes signale presque toujours un composant manquant
  • Consultez le journal de l’extension. UpdraftPlus, BackWPup et Duplicator génèrent chacun un journal détaillé après chaque opération, c’est là que se voient les avertissements silencieux
  • Testez une restauration réelle, pas seulement un téléchargement. La méthode la plus fiable consiste à restaurer votre sauvegarde sur un environnement local avec Local, que je détaille dans un article dédié, plutôt que de le faire directement sur votre site en production

Cette dernière vérification a une autre utilité, également soulignée par l’ANSSI : une sauvegarde restaurée après un piratage peut contenir les implants de l’attaquant, code malveillant ou porte dérobée, sans que rien ne le signale à première vue.

Restaurer d’abord en local permet de vérifier que tout fonctionne sainement avant de rebasculer sur un site en production.

C’est ce contrôle régulier, à faire idéalement une fois par semaine ou tous les quinze jours au minimum, qui transforme une sauvegarde théorique en un vrai filet de sécurité.

Mais soyons honnête, ce contrôle demande un vrai effort de discipline quand on le fait seul, il n’existe pas d’outil grand public qui vérifie tout ça automatiquement à votre place.

La solution la plus simple reste un rappel récurrent dans votre agenda, un lundi sur deux par exemple, pour vous forcer à garder ce réflexe.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les outils de supervision pensés pour les agences, comme WP Umbrella évoqué plus haut, vérifient justement l’intégrité de chaque sauvegarde de façon automatique. C’est précisément ce type de vigilance répétitive qu’un contrat de maintenance professionnel prend en charge à votre place, avec les bons outils derrière.

Être averti en cas d’échec, la faille silencieuse des sauvegardes gratuites

Un point essentiel à vérifier avant qu’il ne soit trop tard : une extension prévient elle vraiment en cas d’échec, ou seulement en cas de succès ?

La différence est énorme, et elle varie d’un outil à l’autre :

  • UpdraftPlus : TeamUpdraft, l’éditeur de l’extension, confirme que la version gratuite envoie un rapport basique par email à la fin de chaque sauvegarde. Une alerte ciblée, qui ne se déclenche que sur erreur ou avertissement sans notification en cas de succès, reste réservée à la version premium ou au module de rapports avancés.
  • BackWPup : WP Media, qui édite l’extension, propose dans ses réglages de journal l’option d’envoyer un email uniquement en cas d’erreur, sans restriction mentionnée à la version gratuite.
  • Duplicator : même en version gratuite, un résumé hebdomadaire indique les échecs, pas seulement les réussites, mais sans alerte immédiate au moment où le problème survient, cette réactivité restant réservée à la version payante.

Vérifiez dans les réglages de votre extension actuelle si une alerte d’échec est bien activée. Une sauvegarde que vous croyez active mais qui ne tourne plus depuis des semaines est pire qu’une absence totale de sauvegarde, elle donne un faux sentiment de sécurité.

Où stocker ses sauvegardes : la règle des 3 copies et le réflexe souverain

Une sauvegarde stockée uniquement sur le serveur qui héberge votre site protège de peu de choses : une panne ou un piratage du serveur emporte alors le site et sa copie de sécurité en même temps.

L’ANSSI recommande à ce sujet une règle simple et largement reconnue : conserver 3 copies distinctes de vos données, sur 2 supports différents, dont 1 copie hors site.

Appliquée à un site WordPress, ça donne concrètement :

  • votre site en ligne, la version de production
  • une copie sur un espace de stockage distant automatisé, via votre extension de sauvegarde
  • éventuellement une copie manuelle sur votre ordinateur, comme vu plus haut

Pour la copie distante, beaucoup d’extensions envoient par défaut vers des services américains comme Google Drive, Dropbox ou Amazon S3.

L’ANSSI signale justement un point de vigilance : pour toute sauvegarde externalisée, la localisation des données sur le territoire de l’Union européenne.

Une base de données WordPress contient des données personnelles, adresses email des clients, mots de passe hachés, détails de commandes le cas échéant, ce qui rend cette question plus que théorique au regard du RGPD.

Un stockage souverain en Europe évite cette question dès le départ, puisque les données ne quittent jamais le territoire européen.

Plusieurs options sérieuses existent :

  • Scaleway, hébergeur français filiale du groupe Iliad, avec ses 10 datacenters situés en Europe, certifié ISO 27001 et HDS, actuellement en cours de qualification SecNumCloud auprès de l’ANSSI. Propose une solution « Object Storage » compatible avec les extensions vues plus haut.
  • OVHcloud, autre hébergeur français, propose également une solution de stockage objet compatible avec la plupart des extensions de sauvegarde.
  • pCloud, à manier avec précaution : c’est une entreprise suisse, donc hors Union européenne, qui ne garantit un stockage réellement européen que si vous choisissez activement la région Luxembourg à l’inscription, un détail facile à manquer. Cette option n’est de toute façon disponible qu’en version payante d’UpdraftPlus.

Au final, le lieu où vous stockez vos copies compte presque autant que le fait de les avoir. Une sauvegarde hors du serveur d’origine, chez un acteur souverain plutôt qu’américain, avec éventuellement une copie manuelle en renfort, c’est ce trio qui vous met vraiment à l’abri, pas une seule sauvegarde isolée aussi fréquente soit-elle.

La sauvegarde côté hébergeur : un filet supplémentaire, jamais une solution unique

La plupart des hébergeurs incluent une sauvegarde automatique de série. C’est rassurant, et ça peut donner l’impression qu’il n’y a rien d’autre à faire.

Mais avant de vous reposer entièrement dessus, voici ce que les principaux hébergeurs disent vraiment sur le sujet.

Hébergeur

Fréquence

Rétention

Stockage

o2switch

Quotidienne, incrémentale

30 jours (Grow), 45 jours (Cloud), 90 jours (Pro)

Datacenter distant, séparé de l’hébergement

OVHcloud

BDD quotidienne, fichiers conservés à 5 dates fixes seulement

Fichiers, jusqu’à J-14. Base de données, 30 jours

Datacenters séparés de l’hébergement (Roubaix, Strasbourg)

Hostinger

Hebdomadaire (Premium), quotidienne (Business et plus)

6 semaines (hebdomadaire), 7 jours (quotidienne)

Non confirmé officiellement

IONOS

Quotidienne

14 jours maximum

Non confirmé officiellement

Infomaniak

Quotidienne

7 dernières sauvegardes disponibles

Datacenter distant, séparé de l’hébergement

PlanetHoster

Quotidienne

45 jours annoncés

Datacenter distant, séparé de l’hébergement

Ce tableau donne une idée des différences, mais le plus révélateur n’est pas dans ces chiffres. C’est dans ce que chaque hébergeur écrit noir sur blanc à ce sujet :

  • o2switch place un encart d’alerte explicite : leurs sauvegardes « ne remplacent pas votre propre politique de sauvegarde », et ils recommandent de conserver les vôtres en complément.
  • OVHcloud qualifie sa sauvegarde de « non contractuelle », un terme juridique qui signifie qu’elle est fournie en plus du service, sans garantie associée, et précise qu’il reste de votre responsabilité de définir votre propre politique de restauration.
  • IONOS écrit dans son centre d’aide que vous êtes « responsable de la sauvegarde à long terme de vos données ».
  • Infomaniak présente son guide de sauvegarde comme un recours « si les sauvegardes fournies automatiquement et gratuitement ne répondent plus à vos besoins de disponibilité ou de sécurité ».

Quatre hébergeurs différents, quatre formulations différentes, mais le même message au fond. Si je devais vous donner un conseil, ce serait de prendre cette convergence au sérieux, ce n’est pas un hasard si aucun d’entre eux ne s’engage vraiment sur ce point.

Trois autres limites reviennent aussi régulièrement chez la plupart de ces hébergeurs, indépendamment de la fréquence ou de la rétention :

  • la restauration est généralement destructrice, elle écrase les données existantes plutôt que de les fusionner
  • selon votre hébergeur, une restauration peut immobiliser le système le temps de son exécution, sans possibilité d’en lancer une seconde en parallèle
  • il est possible que votre hébergeur ne permette de restaurer que l’intégralité de vos données, sans pouvoir choisir uniquement un fichier ou une base précise, un point à vérifier directement auprès de lui avant d’en avoir besoin dans l’urgence

Ces sauvegardes restent utiles, une roue de secours gratuite en plus de la vôtre n’est jamais superflue.

Mais elles ne remplacent pas une extension dédiée que vous contrôlez, avec sa propre fréquence, sa propre rétention et son propre stockage distant.

Restaurer une sauvegarde WordPress : la méthode et le bon réflexe

Une fois qu’un problème survient, une sauvegarde de son site ne sert à rien si on ne sait pas comment s’en servir, ni laquelle choisir.

Voici la marche à suivre selon votre méthode, et le réflexe qui fait toute la différence au moment de trancher pour restaurer votre site.

Comment restaurer une sauvegarde avec une extension

La marche à suivre varie sensiblement d’une extension à l’autre, un point à connaître avant d’en avoir besoin dans l’urgence.

La restauration sur UpdraftPlus

La restauration se lance depuis la liste des sauvegardes existantes, un bouton « Restaurer » apparaît en face de chaque date.

Après avoir cliqué sur ce bouton, une fenêtre s’ouvre et vous propose de choisir précisément ce que vous voulez restaurer, fichiers, thème, extensions ou base de données, plutôt que de tout écraser d’un bloc.

C’est utile si un seul composant pose problème, par exemple une base de données corrompue alors que vos fichiers sont intacts, vous évitez ainsi de perdre inutilement des modifications récentes sur le reste du site.

Liste des sauvegardes existantes dans "UpdraftPlus", avec le bouton "Restaurer" disponible en face de chaque date.
Sur « UpdraftPlus », la restauration se lance directement depuis la liste des sauvegardes, en un clic sur « Restaurer ».

La restauration sur BackWPup

La version gratuite ne propose aucun bouton de restauration directe depuis l’historique.

Il faut d’abord récupérer vous même le fichier de sauvegarde là où il est stocké, sur votre espace cloud ou en local selon la destination choisie, puis le téléverser manuellement sur cet écran pour lancer la restauration.

C’est une étape supplémentaire par rapport à UpdraftPlus, la restauration en un clic depuis l’historique restant réservée à la version payante, comme vu plus haut dans l’article.

Écran de restauration de "BackWPup" en version gratuite, demandant le téléversement manuel du fichier de sauvegarde.
En version gratuite, « BackWPup » impose un téléversement manuel de l’archive, la restauration en un clic reste réservée à la version payante.

La restauration sur Duplicator

La version gratuite ne propose aucune interface de restauration dans WordPress. La méthode consiste à déposer par FTP l’archive de sauvegarde et le fichier installer.php sur le serveur de destination, puis à ouvrir ce fichier depuis votre navigateur pour lancer un assistant qui reconstruit le site de zéro, cœur de WordPress compris.

C’est cohérent avec sa vocation première, la portabilité et la migration plutôt que la restauration récurrente.

Et les autres extensions ?

Au delà de ces trois extensions, le principe reste globalement le même chez la plupart des solutions de sauvegarde WordPress, qu’il s’agisse de Jetpack VaultPress Backup, de Kadence Backups, de WPvivid ou de WP Umbrella, vues plus haut.

Un tableau de bord centralise l’historique des sauvegardes disponibles, la restauration se lance depuis WordPress ou depuis une interface externe selon l’outil, et le niveau de granularité, restaurer tout ou seulement un composant précis, varie généralement selon que vous êtes en version gratuite ou payante.

Des différences de fonctionnement existent donc d’un outil à l’autre, mais la logique d’ensemble, sauvegarde identifiée, restauration lancée, site remis dans son état antérieur, reste la même quelle que soit l’extension choisie.

Restaurer une sauvegarde manuelle via FTP

Si vous avez opté pour la sauvegarde manuelle vue plus haut, la restauration passe par les deux mêmes outils, dans le sens inverse, utiliser ftp sert donc à la fois pour sauvegarder mais aussi pour restaurer.

Deux volets bien distincts, les fichiers d’un côté, la base de données de l’autre.

Restaurer les fichiers :

  • connectez vous à votre hébergement avec FileZilla ou Cyberduck, comme pour la sauvegarde
  • repérez le dossier wp-content actuel sur le serveur
  • renommez le dossier existant plutôt que de le supprimer directement, par exemple en wp-content-old, le temps de vous assurer que tout se passe bien
  • transférez le dossier wp-content sauvegardé à sa place
  • une fois le nouveau dossier confirmé fonctionnel, supprimez l’ancien dossier renommé

Restaurer la base de données :

  • connectez vous à phpMyAdmin depuis votre hébergeur
  • sélectionnez la base de données concernée
  • videz d’abord cette base avant d’importer quoi que ce soit, en général via l’onglet « Opérations » puis une option du type « Supprimer la base de données » ou « Vider », sans cette étape, l’import peut échouer sur des tables qui existent déjà, ou pire, mélanger d’anciennes données avec celles de la sauvegarde
  • une fois la base vide, cliquez sur l’onglet « Importer »
  • choisissez le fichier .sql exporté lors de la sauvegarde
  • lancez l’import

ATTENTION : contrairement à une extension, aucune vérification automatique de compatibilité n’existe entre les fichiers et la base que vous restaurez.

Assurez vous qu’ils proviennent bien du même moment, sans quoi vous risquez de mélanger une version du site avec une base de données d’une autre date, ce qui peut casser des liens ou du contenu.

Choisir le bon point de restauration

Une fois la méthode connue, reste la question la plus importante : quelle sauvegarde restaurer exactement ?

Ce n’est pas une évidence dès que vous avez plusieurs sauvegardes à disposition.

Le problème, concrètement : si vous mettez à jour votre thème, vos extensions et WordPress en même temps, et qu’un problème apparaît juste après, vous ne savez pas lequel de ces changements en est la cause.

Résultat, vous ne savez pas non plus jusqu’où remonter. Par prudence, vous risquez de restaurer une sauvegarde bien plus ancienne que nécessaire, et de perdre au passage du contenu récent qui n’avait rien à voir avec le problème, un article publié entre temps, une commande passée, un réglage modifié.

La solution recommandée officiellement : WordPress conseille lui même, pour diagnostiquer un problème après une mise à jour, de procéder par élimination, un élément à la fois plutôt qu’en bloc.

Le même principe s’applique en amont, avant même qu’un problème survienne.

Concrètement :

  • mettez à jour un seul élément à la fois, une extension, puis une autre, puis le thème
  • vérifiez votre site après chaque mise à jour, avant de passer à la suivante
  • si un problème apparaît, vous savez immédiatement lequel de ces changements l’a causé

EXEMPLE CONCRET : une mise à jour du thème, à elle seule, peut suffire à casser une mise en page entière, cela m’est personnellement déjà arrivé.

Sur un site construit avec Elementor, un changement de thème vers Astra n’a pas repris correctement certains styles CSS, sans qu’aucune fonction de retour arrière ne soit proposée nativement pour annuler seulement cette mise à jour là.

Résultat, un site détruit visuellement et franchement ce n’est pas agréable de devoir gérer ça.

Le seul recours a été la sauvegarde, et savoir précisément à quel moment revenir a fait toute la différence entre perdre une heure de travail ou perdre une semaine.

J’ai finalement identifié le thème comme étant la cause, et une semaine plus tard, l’éditeur du thème Astra faisait une mise à jour corrigeant ce problème.

Quelle stratégie de sauvegarde adopter selon votre site

Vous avez maintenant tous les éléments en main, fréquence, rétention, choix d’extension, réflexe de stockage.

Reste à les combiner selon votre propre site. Voici une synthèse concrète, profil par profil.

Vitrine statique, l’essentiel suffit

  • Fréquence : hebdomadaire
  • Rétention : au moins 3 à 4 semaines
  • Extension recommandée : UpdraftPlus en version gratuite
  • Stockage : souverain en France si possible, réflexe à garder même sur un site simple

Votre contenu évolue à peine d’une semaine à l’autre, une fréquence plus élevée n’ajouterait rien à protéger. UpdraftPlus couvre largement ce dont vous avez besoin ici dès sa version gratuite, sans réglage complexe à gérer.

Vitrine vivante, blog et mises à jour régulières

  • Fréquence : quotidienne
  • Rétention : au moins 3 à 4 semaines
  • Extension recommandée : UpdraftPlus en version gratuite
  • Stockage : souverain en France si possible, votre contenu et vos contacts n’ont pas à transiter par des serveurs américains

Chaque article publié mérite d’être protégé rapidement, mais la version gratuite peut largement faire l’affaire, notamment si vous effectuez aussi une sauvegarde manuelle après avoir travaillé sur votre site.

Site avec réservation en ligne

  • Fréquence : horaire
  • Rétention : au moins 3 à 4 semaines
  • Extension recommandée : UpdraftPlus en version Premium
  • Stockage : souverain en France si possible, les adresses email et les informations de vos clients n’ont pas lieu d’être transférées hors de l’UE

Les réservations s’accumulent toute la journée, en perdre quelques unes coûte de vrais rendez vous, la version Premium d’Updraft vous offre donc des fonctionnalités essentielles pour votre usage.

Point de vigilance : c’est surtout votre base de données qui bouge en continu sur ce genre de site, pas nécessairement vos fichiers au même rythme, une fréquence différenciée entre les deux est possible dès la version gratuite d’UpdraftPlus, même si la version Premium va vous ouvrir les portes de fonctionnalités essentielles comme vu plus haut dans cet article.

Site avec espace membre

  • Fréquence : horaire
  • Rétention : au moins 3 à 4 semaines
  • Extension recommandée : UpdraftPlus en version Premium
  • Stockage : souverain en France si possible, les adresses email et informations de vos membres n’ont pas lieu d’être transférées hors de l’UE

Chaque inscription crée un compte que vous ne voulez pas perdre, avec des données personnelles que la personne vous a confiées.

Point de vigilance : c’est surtout votre base de données qui bouge en continu sur ce genre de site, pas nécessairement vos fichiers au même rythme, une fréquence différenciée entre les deux est possible dès la version gratuite d’UpdraftPlus, même si la version Premium va vous ouvrir les portes de fonctionnalités essentielles comme vu plus haut dans cet article.

Boutique e-commerce

  • Fréquence : horaire
  • Rétention : au moins 3 à 4 semaines
  • Extension recommandée : UpdraftPlus en version Premium
  • Stockage : souverain en France si possible, vos sauvegardes contiennent des données de paiement et l’historique complet de vos clients

Chaque commande et chaque paiement représentent du chiffre d’affaires réel, c’est le profil le plus exigeant des cinq.

Point de vigilance : une sauvegarde silencieusement interrompue pendant plusieurs jours peut représenter des dizaines de commandes perdues, et la version gratuite d’UpdraftPlus ne garantit pas d’alerte fiable en cas d’échec, contrairement à la version payante.

Par ailleurs, il est aussi possible de faire le distinguo entre fichiers et base de données, car sur un site e-commerce, c’est surtout votre base de données qui est en mouvement permanent, une fréquence différente pour les fichiers et la base est donc tout à fait logique.

Questions fréquentes sur les sauvegardes d’un site WordPress

Non. WordPress ne crée aucune sauvegarde automatique de son propre fait, y compris Hostinger le confirme explicitement à ses propres utilisateurs. La sauvegarde relève entièrement d’une extension dédiée, d’un service proposé par l’hébergeur, ou d’une action manuelle de votre part.

Oui. La plupart des extensions vues plus haut permettent de cibler uniquement la base de données, sans les fichiers.

C’est aussi possible manuellement, via phpMyAdmin ou une commande mysqldump.

C’est utile avant une modification qui touche uniquement le contenu, mais ça ne remplace pas une sauvegarde complète pour une protection globale.

Non, une sauvegarde ne bloque aucune attaque, elle sert uniquement à revenir à un état antérieur une fois le problème survenu.

Pire, si le piratage remonte à avant la sauvegarde, celle ci peut elle même contenir les implants de l’attaquant, comme vu plus haut. La sauvegarde est un filet de récupération, pas une protection en amont, qui relève d’extensions de sécurité dédiées mais aussi plus globalement de mesures de sécurité spécifiques.

Qu’il s’agisse d’une restauration avec l’hébergeur ou avec une extension, une restauration standard prend quelques minutes. Ce délai dépend du volume de données à restaurer, un site avec une grosse médiathèque ou une base de données volumineuse prendra plus de temps qu’un site vitrine assez léger.

Oui, des extensions comme UpdraftPlus et BackWPup proposent l’envoi vers Google Drive ou Dropbox dès leur version gratuite, comme vu plus haut.

C’est une des façons les plus simples de respecter la règle des 3 copies sans frais supplémentaire, avec toutefois le point de vigilance déjà mentionné sur la localisation de ces données hors Union européenne.

Oui, si vos adresses email professionnelles sont hébergées chez le même prestataire que votre site.

Ces emails ne font partie ni des fichiers ni de la base de données de WordPress, ils vivent dans un espace séparé au niveau de l’hébergement.

Une extension de sauvegarde WordPress classique ne les couvre donc pas, il faut passer par l’outil de sauvegarde propre à votre hébergeur, ou par un export IMAP de votre client mail.

Généralement, vous n’aurez jamais à vous soucier de gérer les sauvegardes de vos mails sur votre hébergement, dans le sens ou ce dernier fait normalement déjà le nécessaire pour que votre messagerie soit en parfaite sécurité.

Contactez d’abord votre hébergeur si vous le pouvez, certains conservent leur propre sauvegarde de série même si vous n’en avez jamais activé de votre côté, comme vu plus haut dans l’article.

Si aucune sauvegarde n’est disponible nulle part, la remise en état devient une opération de nettoyage bien plus lourde, qui dépasse largement le cadre de cet article et qui justifie de passer par un professionnel plutôt que de tâtonner seul sur un site déjà compromis.

Sources :

W3Techs – part de marché mondiale de WordPress

WordPress.org – fiche officielle de l’extension UpdraftPlus

TeamUpdraft – comparatif des versions gratuite et payante d’UpdraftPlus

TeamUpdraft – sauvegarde du cœur WordPress et de wp-config.php

TeamUpdraft – rapports avancés et alertes de sauvegarde

WordPress.org – fiche officielle de l’extension BackWPup

BackWPup – réglages des journaux et alertes par email

BackWPup – créer une sauvegarde complète, fichiers et base de données

BackWPup – tableau comparatif complet des versions gratuite et payante

BackWPup – utiliser la fonction de restauration

WordPress.org – fiche officielle de l’extension Duplicator

Duplicator – comparatif officiel des versions gratuite et payante

Duplicator – alertes email et résumé hebdomadaire des sauvegardes

Duplicator – créer une sauvegarde de la base de données seule

Duplicator – installation en deux parties, fichiers et base séparés

Duplicator – résolution des problèmes liés au multisite

WordPress.org – fiche officielle de Jetpack VaultPress Backup

Liquid Web – Kadence Backups, historique et positionnement depuis BackupBuddy

WordPress.org – fiche officielle de l’extension WPvivid

WP Umbrella – tarifs et positionnement de l’outil

WP Umbrella – fonctionnement des sauvegardes et de la restauration

Hostinger – guide sur les plans d’hébergement web

ANSSI – guide sur la sauvegarde des systèmes d’information

Scaleway – documentation Object Storage

OVHcloud – FAQ du stockage objet compatible S3

pCloud – régions de stockage des données disponibles

o2switch – détail de l’offre d’hébergement illimité

o2switch – fonctionnement des sauvegardes JetBackup

OVHcloud – spécificités techniques de l’hébergement web

Hostinger – téléchargement et rétention des sauvegardes

IONOS – créer des sauvegardes régulières

Infomaniak – restauration automatique de l’hébergement web

PlanetHoster – détail de l’offre d’hébergement World

WordPress.org – gérer et diagnostiquer ses extensions

Conclusion sur les sauvegardes d’un site WordPress

Si je devais résumer tout cet article en une phrase, ce serait celle ci : une sauvegarde ne sert à rien tant qu’on n’en a pas besoin, et elle devient tout ce qui compte le jour où on en a besoin. C’est un peu comme une ceinture de sécurité, on l’oublie neuf cent quatre vingt dix neuf fois sur mille, et c’est justement la millième fois qui justifie de l’avoir bouclée à chaque trajet.

La tentation est grande de se dire qu’on s’en occupera plus tard, ou qu’une extension installée il y a deux ans tourne encore correctement. Sauf que la question n’est jamais vraiment si un problème va arriver, mais quand. Une mise à jour de thème, une erreur de manipulation, une extension mal codée, un piratage, tout WordPress en a vu passer, votre site n’y échappera pas éternellement.

La bonne nouvelle, c’est que tout ce qu’on a vu dans cet article tient en quelques réglages, une extension bien choisie, une fréquence adaptée à votre activité, une rétention suffisante, un stockage souverain plutôt que déposé par défaut chez un acteur américain, et une vérification régulière que tout fonctionne vraiment. Une fois en place, ça tourne tout seul, et c’est exactement là que réside la tranquillité d’esprit que je recommande à chaque propriétaire de site.

Ça reste, il me semble, l’un des meilleurs investissements en temps que vous puissiez faire sur votre site WordPress.

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