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Local (ex Local by Flywheel) : le guide complet

Avatar de Kévin Raux, Webmaster et consultant SEO sur fond blanc.

Article publié par Kévin

Créé le 24 juillet 2026

Dernière mise à jour le 13 août 2026

Temps de lecture estimé : 83 minutes

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Vous avez entendu parler de Local by Flywheel, ou peut être déjà croisé son nouveau nom, Local, en cherchant comment installer WordPress en local sur votre ordinateur ?

Vous êtes au bon endroit. Ce guide complet vous accompagne du téléchargement du logiciel jusqu’au déploiement de votre site vers un hébergement en ligne, en passant par la création de votre premier site WordPress, l’import d’un site déjà existant, et tous les réglages qui font vraiment la différence dans votre environnement local au quotidien.

Que vous découvriez le développement local pour la première fois, ou que vous cherchiez à professionnaliser une pratique déjà installée, vous trouverez ici des réponses concrètes, vérifiées sur source officielle, et surtout utilisables tout de suite pour développer vos sites WordPress avec cet outil de développement gratuit.

L’essentiel à retenir sur le logiciel Local

  • Local, anciennement Local by Flywheel, est un logiciel gratuit qui permet d’installer et de développer un site WordPress en local, directement sur votre ordinateur, sans hébergement ni connexion internet.
  • Local reste entièrement gratuit, sans version payante limitée, contrairement à d’autres outils du marché.
  • L’installation se fait en quelques minutes sur Mac, Windows ou Linux, suivie de la création d’un premier site en quelques clics.
  • Un site déjà en ligne peut être importé dans Local de trois façons, une archive zip, une sauvegarde Cloud Backups, ou une extension de sauvegarde comme UpdraftPlus.
  • Local propose des réglages avancés, choix de l’environnement PHP, activation du certificat SSL, et gestion de plusieurs sites en parallèle sans perte de performance.
  • Au quotidien, Local intègre une base de données locale, un outil de test des emails transactionnels, WP-CLI, et le partage d’un site en cours de développement à un client avec Live Links.
  • Les problèmes les plus fréquents, conflit de port, erreurs de mémoire PHP, ou certificat SSL refusé, se résolvent tous en quelques minutes une fois la bonne procédure connue.
  • Le déploiement d’un site créé en local vers un hébergement en ligne demande une étape de chercher remplacer du domaine, déjà intégrée automatiquement dans la plupart des méthodes.
  • Face à Local, MAMP, XAMPP et DevKinsta restent des alternatives fonctionnelles, mais plus artisanales ou moins abouties dans leur organisation.

Avant de vous lancer, un test à faire en deux minutes

Local, autrefois Local by Flywheel, une confusion fréquente à clarifier

Si vous cherchez encore « Local by Flywheel », je comprends la confusion. Ce nom continue de circuler dans les recherches alors qu’il a disparu depuis plusieurs années.

Avant d’aller plus loin, un petit retour en arrière s’impose pour que tout soit clair.

L’outil a changé deux fois de main :

  • 2016 : l’hébergeur Flywheel rachète Pressmatic, une application de développement WordPress en local conçue pour Mac par Clay Griffiths, et la renomme Local by Flywheel, selon l’annonce officielle de Flywheel. L’outil devient rapidement une référence chez les spécialistes WordPress, avec plus de 150 000 utilisateurs revendiqués selon WP Engine quelques années plus tard.
  • Juin 2019 : WP Engine annonce le rachat de Flywheel, dans ce qui reste à ce jour la plus grande opération de ce type dans l’écosystème WordPress, selon le communiqué officiel de WP Engine. Avec cette acquisition, le nom change aussi puisque l’outil devient simplement Local, disponible sous la bannière WP Engine.

Voilà pourquoi je vous parle de Local tout au long de cet article, même si le mot clé « local by flywheel » continue de faire du volume dans les recherches Google.

Si vous tapez cette expression dans votre moteur de recherche, c’est bien de ce logiciel qu’il est question, seulement sous son identité actuelle. Ce n’est pas un détail anecdotique.

Il me semble essentiel de le souligner, car chercher un support technique ou une extension sous une marque qui n’existe plus vous fait perdre du temps sur des pages obsolètes, souvent écrites avant même le rachat par WP Engine.

Développer en local, pour ceux qui découvrent l’expression, cela signifie simplement faire tourner un site WordPress complet sur votre propre ordinateur, sans connexion internet et sans qu’il soit visible par qui que ce soit d’autre.

C’est exactement ce que permet Local en quelques clics, sans toucher une seule ligne de configuration serveur (et sans y laisser des cheveux blancs, contrairement à certaines installations manuelles).

C’est tout l’objet de cet article : vous montrer comment l’installer, le configurer, l’utiliser au quotidien, et déployer votre travail vers un hébergement en ligne une fois qu’il est prêt.

Pourquoi installer WordPress en local avant de le mettre en ligne

Avant de vous montrer comment installer et configurer Local, il me semble important de vous expliquer pourquoi ce détour par votre ordinateur en vaut la peine.

Ce n’est pas une étape technique de plus qui complique votre travail, c’est au contraire ce qui vous évite le plus de mauvaises surprises une fois le site en ligne.

Voici les six raisons qui font de cette habitude un vrai réflexe professionnel.

Travailler sans risque sur son site en production

Je conçois et je refonds les sites de mes clients dans Local, dans un environnement totalement sécurisé. Rien de ce qui se passe pendant cette phase de travail n’est visible en ligne, ce qui m’évite de casser quoi que ce soit sur un site déjà visité par de vrais internautes.

Ce cloisonnement protège de plusieurs types de mauvaises surprises :

  • une extension mal codée qui entre en conflit avec le reste du site
  • une modification qui casse la mise en page en cours de route
  • une erreur qui provoque l’écran blanc de la mort, cette page totalement vide qui s’affiche après une erreur fatale

Tant que le travail reste dans Local, vous pouvez avancer, corriger, recommencer si besoin, sans la moindre pression ni le moindre risque pour le site final.

Se prémunir en cas de piratage ou de panne serveur

Ce même réflexe rend service dans un scénario plus grave. Si votre site en ligne est piraté ou tombe en panne suite à un problème serveur, disposer d’une copie de travail sur votre ordinateur, isolée d’internet, vous permet de :

  • continuer à avancer sur le projet
  • comparer les fichiers pour identifier ce qui a changé
  • préparer une reconstruction propre pendant que vous réglez le problème côté hébergement

IMPORTANT : cette copie locale ne remplace jamais une vraie stratégie de sauvegarde automatisée et régulière de votre site en ligne, elle vient seulement en complément.

Travailler sans connexion internet

WordPress tourne entièrement sur votre machine avec Local, ce qui veut dire que vous n’avez besoin d’aucune connexion internet pour avancer sur un projet.

Un trajet en train, une coupure de box, une salle de réunion sans wifi chez un client, rien de tout cela ne vous empêche de travailler.

Vous n’êtes pas non plus dépendant de la qualité de la connexion sur place.

Si vous intervenez chez un client dont le wifi est lent ou instable, cela ne ralentit en rien votre travail puisque tout se passe sur votre ordinateur.

Tester thèmes, extensions et mises à jour sans stress

Si vous gérez vous même l’intégralité de votre site, sans passer par un prestataire ou un outil de supervision dédié, installer une copie de votre site dans Local avant chaque mise à jour importante vous permet de vérifier que :

  • rien ne casse visuellement
  • aucune extension ne devient incompatible
  • les fonctionnalités critiques du site continuent de fonctionner

Vous gagnez ainsi en tranquillité d’esprit avant de reproduire la même mise à jour sur votre site en ligne.

Cette méthode reste confortable pour un site unique, mais devient vite pénible à maintenir dès que vous gérez plusieurs sites en parallèle, puisqu’il faut alors dupliquer et tenir à jour autant de copies locales que de sites en ligne.

Local prend aussi tout son sens en amont d’un changement plus structurant, par exemple :

  • l’ajout d’une nouvelle fonctionnalité
  • un changement de thème
  • le remplacement d’un plugin par un autre

Avant de vous lancer sur votre site en ligne, installez une copie de votre site dans Local et faites-y vos essais.

Vous mesurez ainsi l’ampleur du changement et les difficultés à surmonter, sans le moindre risque pour le site réel, avant de vous engager sur le site en production.

Un chargement plus rapide qu’en ligne

Ce n’est pas qu’une impression. Quand vous naviguez sur un site hébergé en ligne, chaque clic dans l’administration WordPress envoie une requête qui voyage jusqu’au serveur de votre hébergeur, puis revient jusqu’à votre navigateur.

En local, cet aller retour disparaît puisque le serveur tourne directement sur votre ordinateur.

C’est un point que je remarque à chaque fois que je bascule d’un site en ligne vers un projet en local : le tableau de bord répond presque instantanément, sans le moindre temps de chargement perceptible entre deux pages.

Sur un projet où vous enchaînez des dizaines d’allers retours entre les réglages d’une extension et le rendu visuel du site, chaque seconde gagnée sur le chargement s’additionne et change réellement le rythme de travail.

Un environnement cloisonné, une configuration par site

Chaque site créé dans Local dispose de son propre environnement, complètement indépendant des autres sites installés sur votre ordinateur.

Vous choisissez, pour chaque projet, sans que ce choix n’affecte les autres sites en cours :

  • la version de PHP, le langage qui fait fonctionner WordPress en coulisses
  • le serveur web, nginx ou Apache
  • la version de MySQL, le système qui stocke toutes les données de votre site

Autrement dit, vous pouvez faire tourner un vieux site client encore bloqué sur une version de PHP ancienne pour des raisons de compatibilité, pendant que vous développez en parallèle un nouveau projet sur la dernière version disponible, sans le moindre conflit entre les deux.

Imaginez plusieurs boîtes fermées côte à côte sur votre bureau, chacune avec ses propres réglages, plutôt qu’un seul établi partagé où tout le monde doit utiliser les mêmes outils. C’est exactement le principe.

Cette configuration se fait dès la création du site, avec le choix entre un environnement « Preferred », préconfiguré et recommandé pour la majorité des projets, et un environnement « Custom », où vous choisissez précisément chaque brique technique.

Local est-il gratuit ?

Oui, Local est entièrement gratuit, sans version d’essai limitée dans le temps ni fonctionnalité verrouillée derrière un abonnement. C’est écrit noir sur blanc sur la page de téléchargement officielle du logiciel, qui promet la gratuité de façon permanente avec cette phrase « C’est gratuit et le sera toujours ».

Ce n’est pas toujours resté aussi simple. L’histoire de la gratuité de Local mérite d’être racontée, elle éclaire aussi certains éléments que vous croiserez encore en ligne :

  • À l’origine, sous le nom de Pressmatic, l’outil était payant, avec une licence unique.
  • En 2016, lors du rachat par Flywheel, l’outil devient gratuit sous le nom de Local by Flywheel, comme évoqué plus haut.
  • Pendant plusieurs années, une version payante baptisée Local Pro coexiste avec la version gratuite. Elle donne accès à des fonctionnalités avancées comme Live Links Pro, Instant Reload ou MagicSync.
  • En juin 2021, WP Engine annonce la suppression de tous les paliers payants. Toutes les fonctionnalités auparavant réservées à Local Pro deviennent accessibles gratuitement à tous les utilisateurs, selon le communiqué officiel de WP Engine.

Si vous tombez encore sur d’anciens articles ou d’anciennes captures mentionnant Local Pro comme une offre séparée, c’est justement pour ça, ils datent d’avant cette bascule.

Aujourd’hui, il n’existe plus qu’une seule version de Local, et elle réunit tout ce que le logiciel sait faire.

À SAVOIR : la gratuité de Local ne concerne que le logiciel de développement en local. Elle n’inclut ni l’hébergement de votre site une fois en ligne, ni un nom de domaine, ni les extensions premium que vous pourriez installer dessus. Local reste un outil de travail sur votre ordinateur, pas une offre d’hébergement.

Comment installer WordPress en local avec Local ?

Avant de créer votre premier site, il faut d’abord installer le logiciel lui même sur votre ordinateur.

Voici la marche à suivre, captures à l’appui.

Télécharger et installer le logiciel (Mac, Windows, Linux)

Local se télécharge gratuitement depuis le site officiel du logiciel, édité par WP Engine.

Le logiciel est compatible avec Mac (Intel et Apple Silicon), Windows et les principales distributions Linux, Debian comme RPM.

Le téléchargement se déroule en quatre étapes :

  • Sur la page d’accueil, un bouton de téléchargement est visible en permanence dans le menu.
Page d'accueil du site officiel de Local pour télécharger le logiciel de développement WordPress en local.
La page officielle de téléchargement de Local.
  • Un formulaire s’ouvre, avec un menu déroulant pour choisir votre système d’exploitation.
Menu déroulant de sélection du système d'exploitation pour installer Local, Mac, Windows ou Linux.
Local est disponible pour Mac, Windows et Linux..
  • Vous complétez vos coordonnées pour lancer le téléchargement.
Formulaire de téléchargement de Local avec choix de la plateforme Mac et informations à renseigner.
Le formulaire à remplir avant de lancer le téléchargement.
  • Le téléchargement démarre automatiquement une fois le formulaire validé.
Message de confirmation du téléchargement du logiciel Local en cours.
Le téléchargement démarre automatiquement.

Si je devais vous donner un conseil sur cette première étape, c’est de ne pas vous inquiéter de la longueur du formulaire : il ne sert qu’à personnaliser votre installation, aucune carte bancaire n’est demandée puisque l’outil est entièrement gratuit.

Au premier lancement du logiciel, trois écrans s’affichent l’un après l’autre :

  • Les conditions d’utilisation à accepter.
Écran des conditions d'utilisation à accepter au premier lancement de Local.
Les conditions d’utilisation à valider à la première ouverture.
  • La proposition d’activer les rapports d’erreur automatiques, facultative.
Proposition d'activation des rapports d'erreur automatiques dans Local.
Local propose d’activer les rapports d’erreur, entièrement facultatif.
  • La proposition d’activer les statistiques d’usage anonymes, également facultative.
Proposition d'activation des statistiques d'usage anonymes dans Local.
Une seconde proposition, également facultative, pour les statistiques d’usage.
  • Vous arrivez ensuite sur l’écran d’accueil, vide de tout site, avec un unique bouton pour créer votre premier projet.
Écran d'accueil de Local sans aucun site créé avec le bouton créer un nouveau site.
L’écran d’accueil avant la création du premier site.
  • Un compte Local, accessible depuis l’icône de profil en haut à gauche, reste optionnel pour un usage local classique.
Menu de connexion à un compte Local depuis l'icône de profil.
L’accès au compte Local, optionnel pour un usage local simple.
  • Il devient utile pour deux fonctionnalités que nous détaillerons plus loin dans l’article : les sauvegardes automatiques synchronisées avec Google Drive ou Dropbox, et le partage de votre site en cours de développement avec un client via un lien accessible en ligne.

    Si vous décidez de vous connecter, cet écran s’affiche, avec la possibilité d’utiliser Google, GitHub ou une simple adresse email :
Écran de connexion à un compte Local avec les options Google, GitHub ou email.
Se connecter à Local n’est pas obligatoire pour créer des sites en local.

À SAVOIR : quand on a connu MAMP ou XAMPP, cette simplicité surprend. Le gain de confort est réel dès cette première prise en main, sans ligne de commande ni configuration serveur à toucher.

Comment créer un site WordPress avec Local ?

Une fois Local installé, la création d’un site ne prend que quelques minutes.

Depuis l’écran d’accueil, vous avez deux façon d’ouvrir l’assistant de création :

  • un clic sur le bouton « + » blanc en bas à gauche de la barre latérale, qui devient vert au survol
  • vous rendre dans la barre de menus du logiciel une fois la fenêtre ouverte, et cliquer sur « File » puis « Add new site »

Ces deux chemins ouvrent l’assistant de création, avec quatre points de départ possibles :

  • Create a new site, pour partir d’une installation WordPress vierge
  • Create from a Blueprint, pour démarrer avec des thèmes et extensions préinstallés
  • Create from backup, pour récupérer un site déjà sauvegardé sur Google Drive ou Dropbox
  • La zone d’import direct par archive ZIP, en bas de l’écran
Écran de création d'un site sur Local avec les choix nouveau site, Blueprint, sauvegarde ou import zip.
Les quatre points de départ possibles pour créer un site sur Local.

Je vous montre d’abord la marche à suivre pour un site vierge, puis comment gagner du temps sur les suivants grâce aux Blueprints, avant de faire le tour complet de la fiche qui s’affiche une fois votre site créé.

Les deux dernières options, elles, servent à récupérer un site qui existe déjà ailleurs, on les couvre en détail juste après dans un chapitre dédié à l’import.

Créer son premier site WordPress en quelques clics

Pour partir d’un site vierge, sélectionnez « Create a new site », puis laissez vous guider en trois temps :

  • Le nom du site, qui détermine aussi son adresse locale par défaut, du type nomdusite.local.
Champ de saisie du nom du site WordPress lors de sa création sur Local.
Le nom du site détermine aussi son domaine local par défaut.
  • L’environnement technique, avec un choix entre « Preferred », une configuration préréglée recommandée pour la majorité des projets, et « Custom », une configuration entièrement personnalisée. Je détaille chaque option juste après, dans la section suivante.
Environnement Preferred de Local avec PHP, nginx et MySQL préconfigurés.
L’environnement « Preferred » convient à la majorité des projets.
  • La configuration WordPress à proprement parler : identifiant, mot de passe, email, et dans les options avancées, la langue du site et l’activation éventuelle du multisite.

    Pensez à sélectionner « Français » dans le menu déroulant de langue, pour ne pas avoir à modifier les réglages de la langue dans WordPress une fois l’installation terminée.

    L’option multisite, elle, reste sur « No » par défaut, nous y reviendrons plus loin puisque c’est une configuration à part entière.
Configuration des identifiants WordPress, de la langue française et de l'option multisite sur Local.
Local permet de choisir la langue française dès l’installation.
  • Un clic sur « Add Site » lance l’installation, qui se termine en quelques secondes seulement.
Barre de progression de l'installation de WordPress sur Local.
L’installation se termine en quelques secondes.

Créer et enregistrer un Blueprint pour démarrer plus vite

Si vous construisez régulièrement le même type de site, un thème et des extensions qui reviennent systématiquement d’un projet à l’autre, un Blueprint vous évite de tout réinstaller à chaque fois.

Le nom « Blueprint » n’est pas choisi au hasard, car il désigne en anglais le plan bleu d’un architecte, ce document technique qui sert de référence pour construire un bâtiment à l’identique.

Vous configurez donc un site une seule fois, puis vous l’enregistrez comme modèle réutilisable.

Pour transformer un site existant en Blueprint, il doit d’abord être démarré.

Faites un clic droit sur son nom dans la liste, ou ouvrez le menu « … » à côté du nom du site, puis sélectionnez « Save as Blueprint ».

Menu contextuel d'un site sur Local avec l'option « Save as Blueprint » mise en évidence.
Le menu à trois points d’un site propose l’option « Save as Blueprint ».

Une fenêtre vous demande de nommer votre Blueprint, et propose un champ « File exclusion filter ».

Fenêtre d'enregistrement d'un Blueprint avec le champ du nom et le filtre d'exclusion de fichiers.
Le nom du Blueprint et le filtre d’exclusion des formats de fichiers indésirables.

Ce filtre exclut certains fichiers de la copie qui sera enregistrée, en se basant sur leur extension.

Concrètement, quand vous cliquez sur « Save Blueprint », Local copie tout le dossier du site, wp-content, base de données et réglages compris, vers un nouvel emplacement dédié sur votre ordinateur, celui qui stocke tous vos Blueprints.

Le filtre agit pendant cette copie : tout fichier dont le nom correspond à l’un des motifs indiqués, comme *.zip, n’est simplement jamais copié dans le modèle final.

Rien n’est supprimé de votre site original, seule la copie destinée au Blueprint est concernée.

À SAVOIR : Le préréglage par défaut, *.zip, *.tar.gz, *.bz2, *.tgz, cible les formats d’archives compressées.

C’est utile dans un cas précis : si vous avez utilisé une extension de sauvegarde comme UpdraftPlus sur ce site, ses archives sont stockées dans le dossier wp-content/updraft, même quand un stockage distant est configuré, sauf si l’option « Supprimer la sauvegarde locale » dans les réglages avancés d’UpdraftPlus a bien été cochée pour supprimer la copie locale une fois l’envoi distant confirmé.

Concrètement, un site sur lequel vous avez fait trois sauvegardes automatiques hebdomadaires sans avoir vérifié ce réglage se retrouve avec trois archives zip qui pèsent parfois plusieurs centaines de mégaoctets, cachées dans ce dossier.

Sans le filtre d’exclusion, ces trois fichiers seraient copiés tels quels dans votre Blueprint, alourdissant inutilement chaque futur site créé à partir de ce modèle, alors qu’ils ne contiennent que d’anciennes sauvegardes sans aucune utilité pour un site qui démarre de zéro.


Cette copie prend quelques instants, Local traite chaque fichier un par un.

Une fois la compression terminée, une notification confirme la création du Blueprint, et vous le retrouvez dans la liste « My Blueprints », accessible depuis l’icône dédiée dans la barre latérale de Local

Barre de progression de la compression des fichiers lors de l'enregistrement d'un Blueprint sur Local.
Local compresse chaque fichier du site un par un pour créer le Blueprint.
Fin de la compression des fichiers lors de l'enregistrement d'un Blueprint sur Local.
La compression se termine, ici après plus de trois mille fichiers traités.

Une fois la compression terminée, une notification confirme la création du Blueprint, et vous le retrouvez dans la liste « My Blueprints », accessible depuis l’icône dédiée dans la barre latérale de Local.

Notification « Blueprint created » confirmant l'enregistrement réussi du modèle sur Local.
La notification « Blueprint created » confirme que l’enregistrement a réussi.
Liste « My Blueprints » sur Local avec deux modèles enregistrés et leur date de création.
La liste « My Blueprints », avec vos modèles enregistrés et leur date de création.

IMPORTANT : un Blueprint ne peut plus être modifié une fois enregistré.

Si vous voulez le mettre à jour plus tard, par exemple pour changer de thème, créez un nouveau site à partir de ce Blueprint, faites vos modifications dessus, puis enregistrez le résultat comme un tout nouveau Blueprint.

Cette contrainte m’a fait pencher pour une autre approche sur mes propres modèles. Je préfère garder un site témoin actif dans Local, que je duplique à chaque nouveau projet plutôt que de le figer en Blueprint.

L’avantage, c’est que je peux continuer à faire évoluer ce site témoin dans le temps, mettre à jour WordPress, le thème ou les extensions, sans jamais avoir à recommencer un modèle de zéro.

Si je devais vous donner un conseil, le Blueprint reste parfait pour un point de départ que vous ne comptez pas faire évoluer souvent, mais si vous voulez garder la main sur votre modèle et le voir progresser avec le temps, dupliquer un site actif garde plus de souplesse.

À SAVOIR : un site plus volumineux peut aussi mettre un temps anormalement long à se transformer en Blueprint, voire rester bloqué en cours de route, et ce même sur un ordinateur puissant.

L’origine semble donc venir du traitement effectué par le logiciel lui même plutôt que d’un manque de ressources de ma machine.

C’est pourquoi j’ai créé un site de test plus léger pour gagner du temps sur cette phase et pouvoir vous présenter la suite du processus sans attendre indéfiniment.

Je détaille ce cas et ce que j’ai pu en tirer dans la section sur les problèmes fréquents, un peu plus loin dans cet article.

Une fois votre Blueprint enregistré, l’utiliser pour un nouveau projet suit exactement le même chemin que la création d’un site classique. Depuis l’écran d’accueil ou le menu « File », ouvrez l’assistant de création, puis sélectionnez « Create from a Blueprint » plutôt que « Create a new site ».

Écran « Create using a Blueprint » avec la liste des Blueprints enregistrés et sélection d'un modèle.
L’écran « Create using a Blueprint », avec vos modèles disponibles à sélectionner.

Vous n’avez plus qu’à nommer votre nouveau site, puis cliquer sur « Create site from Blueprint ». Contrairement à la création d’un site vierge, aucune étape séparée pour l’environnement technique ou les identifiants WordPress, tout est déjà hérité du Blueprint.

Écran de nommage d'un nouveau site créé à partir d'un Blueprint sur Local.
Il ne reste qu’à nommer le site avant de cliquer sur « Create site from Blueprint ».

IMPORTANT : Le système vous demande ensuite le mot de passe administrateur de votre ordinateur, Mac, Windows ou Linux, peu importe le système.

Cette demande n’a rien d’inhabituel, elle est vraisemblablement liée à la modification du fichier hosts nécessaire pour enregistrer le nouveau domaine local du site, la même mécanique système qu’on retrouve à la création de n’importe quel site sur Local.

Une fois validé, Local crée le nouveau site avec l’intégralité du contenu du Blueprint déjà en place, thème, extensions et réglages compris, prêt à être personnalisé pour ce projet précis.

La fiche d’un site Local, un tour du propriétaire

Une fois le site créé, sa fiche complète s’ouvre automatiquement. Voici à quoi sert chaque élément :

En haut de la fiche :

  • Site folder : ouvre le dossier du site dans l’explorateur de fichiers ou le Finder, pour accéder directement aux fichiers WordPress.
  • Site shell : ouvre un terminal préconfiguré pour ce site précis, avec WP-CLI déjà prêt à l’emploi. Nous y reviendrons en détail plus loin dans l’article.
  • VS Code : ouvre directement le dossier du site dans l’éditeur de code VS Code, si vous l’avez installé sur votre ordinateur.
  • Stop site : arrête le serveur local de ce site précis. Le site devient alors inaccessible jusqu’à son redémarrage, mais ça libère de la ressource sur votre ordinateur, un réflexe utile quand vous ne travaillez pas sur ce projet.
  • WP Admin et Open site : accès direct à l’administration et à la page d’accueil du site, comme vu plus haut.

L’ONGLET OVERVIEW : l’onglet par défaut, celui qui affiche les informations techniques détaillées ci-dessous.

  • Site domain : l’adresse locale du site, du type nomdusite.local, avec un bouton Change pour la modifier après coup.
  • SSL : l’état du certificat de sécurité du site. Nous détaillons cette mécanique en profondeur dans la section sur la configuration.
  • Web server : le serveur web utilisé, nginx ou Apache selon votre choix à la création.
  • PHP version : la version de PHP en cours d’utilisation, avec un bouton Update pour en changer, et un lien Details qui affiche les informations complètes de cette version.
  • Database : la version de MySQL utilisée par le site.
  • One-click admin : l’option vue plus haut pour se connecter à l’administration sans ressaisir ses identifiants.
  • WordPress version : la version de WordPress installée sur ce site précis.
  • Multisite : indique si le site fonctionne en réseau multisite ou non, sujet que nous détaillons plus loin.
  • Xdebug : un outil de débogage PHP, autrement dit qui permet à un spécialiste d’examiner le code ligne par ligne pour repérer un bug. Désactivé par défaut, il ne concerne que les utilisateurs avancés.
Vue d'ensemble d'un site sur Local avec domaine, SSL, PHP, base de données et version WordPress.
La fiche complète d’un site créé avec Local.

L’ONGLET DATABASE : il permet l’accès à la base de données du site, nous le détaillons plus loin dans l’article.

Onglet "Database" de Local avec l'accès AdminNeo et les identifiants de connexion à la base locale.
L’onglet « Database », avec l’accès direct à AdminNeo et les identifiants de connexion.

L’ONGLET BACKCUPS : Il centralise les sauvegardes du site. Il faut d’abord connecter un compte Google Drive ou Dropbox pour pouvoir commencer à en créer, cette fonctionnalité fait partie de celles réservées à un compte Local, comme évoqué plus haut.

Onglet "Backups" de Local proposant de connecter Google Drive ou Dropbox pour créer des sauvegardes.
L’onglet « Backups », avec la connexion à Google Drive ou Dropbox pour démarrer les sauvegardes Cloud.

L’ONGLET TOOLS : il regroupe deux outils complémentaires accessibles en sous-menu.

  • Mailpit : il intercepte tous les emails que le site tenterait d’envoyer, pratique pour vérifier le contenu d’un email de confirmation de commande sans jamais l’envoyer pour de vrai.
  • Live Links : il permet de partager votre site en cours de développement via un lien accessible en ligne. Comme pour les sauvegardes Cloud, cette fonctionnalité demande d’être connecté à un compte Local.
Onglet "Tools" de Local avec le sous-onglet Mailpit qui intercepte les emails sortants du site.
L’onglet « Tools », avec Mailpit qui intercepte les emails envoyés par le site local.
Onglet "Tools" de Local avec le sous-onglet "Live Links" demandant une connexion au compte Local.
Live Links nécessite d’être connecté à un compte Local pour être utilisé.

En bas de la fiche

  • Live Link : le bouton pour partager votre site en cours de développement avec un lien accessible en ligne, que nous détaillons dans la section sur le partage de site à un client.
  • Pull et Push : ces deux boutons synchronisent le site avec un hébergement WP Engine ou Flywheel via Local Connect. Si votre client est hébergé ailleurs, ce qui est le cas la plupart du temps, ces boutons ne vous seront pas utiles, la méthode de déploiement que nous détaillons plus loin dans l’article avec UpdraftPlus fonctionne, elle, avec n’importe quel hébergeur.
Bas de la fiche d'un site sur Local avec le bouton « Live Link » et les boutons « Pull » et « Push ».
Le bouton « Live Link » à gauche, les boutons « Pull » et « Push » à droite.

Deux boutons permettent ensuite d’accéder au site :

  • WP Admin ouvre directement l’espace d’administration WordPress
  • Open site ouvre la page d’accueil du site, comme un visiteur la verrait
Boutons pour arrêter le site, accéder à l'administration ou ouvrir le site depuis Local.
Trois actions accessibles en permanence : arrêter le site, accéder à l’administration, ouvrir le site.

Pour éviter de ressaisir vos identifiants à chaque connexion, l’option « One-click admin » vous connecte automatiquement à l’administration en un seul clic. Elle se trouve dans la fiche du site, désactivée par défaut.

Activation de l'option one-click admin pour se connecter sans identifiant sur Local.
Le one-click admin évite de ressaisir ses identifiants à chaque connexion.

Une fois activée, il suffit de sélectionner le compte administrateur concerné dans le menu déroulant qui apparaît.

Sélection du compte administrateur pour l'option one-click admin sur Local.
Il suffit de choisir le compte concerné une fois l’option activée.

Les réglages à faire juste après la création

Une fois le site créé, WordPress propose de nombreux réglages, mais trois d’entre eux méritent une vérification immédiate avant de commencer à travailler dessus :

  • La langue, si vous ne l’avez pas sélectionnée dans les options avancées à la création, se change directement depuis le tableau de bord WordPress, dans Réglages puis Général.
  • Le fuseau horaire, dans ce même écran « Réglages » puis « Général ». Il conditionne l’heure de publication programmée de vos contenus et l’horodatage de vos journaux d’activité. Mieux vaut choisir une ville, Paris par exemple, plutôt qu’un simple décalage horaire UTC, pour que le changement d’heure été hiver soit pris en compte automatiquement.
  • Les permaliens, autrement dit la structure des URL de votre site, valent aussi une vérification. Par défaut, WordPress peut générer des adresses peu lisibles. Un passage dans « Réglages » puis « Permaliens », pour choisir une structure du type nom de l’article, évite d’avoir à reprendre ce point plus tard, notamment au moment de déployer le site en ligne.
Réglage des permaliens WordPress avec la structure Titre de la publication sélectionnée sur Local.
Le réglage Permaliens, avec la structure Titre de la publication sélectionnée.

Comment importer un site WordPress déjà existant dans Local ?

Vous avez déjà un site WordPress en ligne, chez un client ou pour vous même, et vous voulez le retravailler tranquillement sur votre ordinateur avant de toucher à la version publique ?

Trois situations différentes se présentent, chacune avec sa propre méthode :

  • Vous récupérez un site hébergé ailleurs pour la première fois ;
  • vous retrouvez un site qui existait déjà dans Local après un changement d’ordinateur ou une panne ;
  • Vous restaurez une sauvegarde faite avec une extension comme UpdraftPlus.

Je vous détaille les trois, en commençant par la plus courante, l’import via une archive ZIP.

Importer par archive ZIP

La structure attendue du dossier compressé

Avant de vous lancer, une bonne nouvelle. Local se montre bien plus souple qu’on pourrait le croire sur l’organisation exacte du contenu de votre archive.

Ce qui est réellement indispensable, selon la documentation officielle de Local, se résume à deux éléments, présents quelque part dans votre zip :

  • Le dossier wp-content, qui contient vos extensions, votre thème et vos médias.
  • Un export de votre base de données au format .sql.

C’est tout. Pas besoin d’inclure les fichiers du cœur de WordPress, wp-admin, wp-includes, wp-config.php et compagnie.

Ces fichiers sont strictement identiques d’une installation WordPress à l’autre, un peu comme le moteur qui sort d’usine sur un modèle de voiture, seule la carrosserie et les réglages propres à chaque site changent. Local les régénère lui même automatiquement à partir de sa propre copie de WordPress au moment de l’import, vous n’avez donc rien à fournir de ce côté là.

Sur l’organisation précise, plusieurs structures fonctionnent. Si je vous le dis avec autant d’assurance, c’est que j’ai pris le temps de toutes les tester moi même avant d’écrire ces lignes, plutôt que de vous donner une réponse purement théorique :

  • wp-content et le fichier .sql posés côte à côte, à la racine du zip.
  • wp-content à côté d’un dossier nommé sql, qui contient lui même le fichier de base de données.
  • La structure que génère automatiquement l’extension WP Migrate Lite, un fichier database.sql à la racine, accompagné d’un dossier files (ou autre nom comme public sur la capture ci-dessous) qui contient wp-content et tous les autres fichiers de WordPress.
Dossier contenant un sous-dossier "public" et un fichier "local.sql" avant compression.
La structure du dossier avant compression, prête à être transformée en zip.

Les trois fonctionnent aussi bien avec des fichiers récupérés à la main par FTP qu’avec un export généré par une extension.

Si vous tombez malgré tout sur le message « Please try again with a compatible Zip file » à l’import, la piste confirmée par le support officiel de Local consiste à réduire votre zip au strict minimum, seulement wp-content et le fichier ou dossier sql, avant de retenter.

Une fois vos éléments réunis dans un même dossier, il reste une étape avant de le glisser dans Local, le transformer en archive .zip.

Sur Mac, pas besoin d’installer quoi que ce soit, la fonction est intégrée à Finder :

  • Faites un clic droit sur votre dossier.
  • Sélectionnez Compresser « mon-site ».
Clic droit sur un dossier macOS affichant l'option "Compresser « monsite »".
Sur Mac, un clic droit sur le dossier propose directement l’option « Compresser ».

La compression se lance, avec une barre de progression qui affiche l’avancement selon le poids de votre site.

Barre de progression affichant la compression du dossier "monsite" en fichier zip.
La compression peut prendre quelques secondes selon le poids du site.

Une fois terminée, vous obtenez votre fichier .zip, prêt à être glissé dans Local.

Schéma montrant la transformation d'un dossier en fichier "monsite.zip" après compression.
Le résultat final, un fichier zip prêt à être glissé dans Local.

Sur Windows, la fonction native fonctionne aussi, clic droit sur le dossier, « Envoyer vers », puis « Dossier compressé ». Si vous préférez un outil dédié, plus complet pour gérer de gros volumes, 7-Zip reste la référence, gratuit et open source.

Récupérer les fichiers et la base par FTP

Cette méthode consiste à aller chercher vous même, directement sur votre hébergement, les deux éléments dont Local a besoin. C’est plus manuel que les deux autres méthodes, mais elle fonctionne avec n’importe quel hébergeur, sans dépendre d’une extension particulière.

Récupérer le dossier wp-content, avec un client FTP, autrement dit un logiciel qui vous connecte à votre hébergement pour en télécharger les fichiers :

  • Connectez vous à votre hébergement avec les identifiants FTP fournis par votre hébergeur.
  • Repérez le dossier wp-content à la racine de votre site.
  • Téléchargez le sur votre ordinateur.

Pour ce client FTP, plusieurs outils solides existent selon votre système :

  • Sur Mac, j’utilise personnellement Cyberduck. C’est un logiciel gratuit et open source, développé par l’entreprise allemande iterate GmbH, ce qui en fait aussi un choix cohérent si vous partagez ma préférence pour les outils européens. Il fonctionne également sous Windows.
  • Sur Windows, en plus de Cyberduck, FileZilla est une référence bien installée, gratuite, open source, et développée par un développeur allemand, donc européenne elle aussi.

Exporter la base de données, depuis phpMyAdmin, l’outil de gestion de base de données proposé par la grande majorité des hébergeurs dans leur espace client :

  • Ouvrez phpMyAdmin et sélectionnez la base de données de votre site.
  • Cliquez sur « Exporter ».
  • Laissez la méthode « Rapide » et le format SQL, qui conviennent pour un usage classique.
  • Validez pour télécharger le fichier .sql.

Si vous voulez en savoir plus sur la façon d’exporter votre base de données sur phpMyAdmin, j’en parle justement dans mon article sur la base de données de WordPress.

Une fois les deux éléments sur votre ordinateur, rassemblez les dans un même dossier et compressez le en zip, exactement comme expliqué juste avant.

Cette méthode reste volontairement présentée ici dans les grandes lignes. Si vous voulez creuser chaque étape en détail, avec les spécificités selon votre hébergeur, je lui consacrerai un article dédié au FTP et à WordPress, vers lequel je renverrai depuis ce passage.

Une dernière chose à savoir avant de continuer, contrairement à un export réalisé avec certains outils, cette méthode manuelle ne corrige pas automatiquement l’adresse de votre site dans la base de données. C’est l’objet du chercher remplacer, que je vous détaille juste après l’import.

Récupérer les fichiers et la base avec WP Migrate Lite

Si vous cherchez une méthode plus rapide que le FTP manuel, l’extension WP Migrate Lite, développée par WP Engine, s’installe gratuitement depuis votre tableau de bord WordPress.

Fiche du plugin "WP Migrate Lite – Migration Made Easy" sur le répertoire WordPress.org, avec le bouton "Installer maintenant".
La fiche officielle de « WP Migrate Lite » sur le répertoire des extensions WordPress.

Avant l’export, un passage rapide par l’onglet Settings. Vous y trouverez un « Compatibility Mode », qui décide quelles extensions s’exécutent pendant l’export, sans aucun effet sur ce que contient le zip final.

La méthode la plus simple pour un débutant, ne rien cocher au premier essai. Si l’export échoue avec un message qui nomme précisément une extension, revenez cocher celle là, puis relancez.

Onglet "Settings" de WP Migrate Lite, section "Compatibility Mode" avec la liste des extensions non cochées par défaut.
Sur l’onglet « Settings », ne rien cocher au premier essai.

Lancer l’export, depuis l’onglet Migrate :

  • Cliquez sur « Export ». Les boutons « Pull, Import Database » et « Push » restent verrouillés dans la version Lite, réservés à la version Pro, mais « Export », « Find & Replace » et « Backup Database » restent bien accessibles gratuitement.
Onglet "Migrate" de WP Migrate Lite avec le bouton "Export" mis en évidence.
Rendez vous sur l’onglet « Migrate » puis cliquez sur « Export ».

Plusieurs panneaux s’affichent alors, chacun avec ses propres réglages. J’ai testé l’export en les laissant tous cochés, sans rien exclure, et l’import dans Local a fonctionné sans le moindre problème, c’est donc ce que je vous recommande pour rester simple :

  • Database, avec vos tables, vos types de contenus et quelques options avancées déjà cochées par défaut, comme la compression du fichier.

    À noter que vous gardez la possibilité de sélectionner seulement quelques tables, quelques posts et que vous bénéficiez d’options avancées pour exclure les commentaires indésirables et les révisions entre autres.
Panneau "Database" de l'export WP Migrate Lite avec les options "Tables", "Post Types" et "Advanced Options".
Le panneau « Database » reste coché par défaut, avec toutes les tables du préfixe.
  • Media Uploads sur « Export all media uploads » pour emporter l’ensemble de vos images et fichiers.
Panneau "Media Uploads" de l'export WP Migrate Lite avec l'option "Export all media uploads" sélectionnée.
Laissez « Export all media uploads » coché pour emporter l’ensemble de vos médias.
  • Themes sur « Export all themes » afin de conserver tous les thèmes.
Panneau "Themes" de l'export WP Migrate Lite avec l'option "Export all themes" sélectionnée.
Le panneau « Themes » exporte l’ensemble de vos thèmes installés par défaut.
  • Plugins sur « Export all plugins » afin d’exporter toutes les extensions.
Panneau "Plugins" de l'export WP Migrate Lite avec l'option "Export all plugins" sélectionnée.
Le panneau « Plugins » exporte l’ensemble de vos extensions actives et inactives.
  • Other Files, les dossiers additionnels de wp-content, restés décochés dans mon test sans que ça pose problème.
Panneau "Other Files" de l'export WP Migrate Lite listant les dossiers additionnels du répertoire wp-content.
Le panneau « Other Files » reste décoché par défaut, sans impact sur l’import.
  • WordPress Core Files, à cocher pour inclure la version exacte de WordPress installée sur le site.
Panneau "WordPress Core Files" coché avec les boutons "Export" et "Save Profile" de WP Migrate Lite.
Cochez « WordPress Core Files » puis cliquez sur « Export » pour lancer l’export.

Le point le plus important se trouve dans le panneau Database, la section « Standard Find & Replace ».

C’est ici, et c’est un vrai atout de cette méthode, que le chercher remplacer se fait, directement à l’export plutôt qu’après l’import comme avec une récupération manuelle.

Deux lignes apparaissent déjà pré-remplies avec votre domaine et le chemin actuels du site, il ne reste qu’à renseigner leur remplacement dans les champs « Replace » :

  • La ligne domaine attend le futur domaine local de votre site, sous la forme //nom-du-site.local.
  • La ligne chemin attend le futur chemin de votre site sur votre ordinateur, sous la forme /Users/nom-utilisateur/Local Sites/nom-du-site/app/public.
Sections "Standard Find & Replace" et "Custom Find & Replace" de WP Migrate Lite avec les champs domaine et chemin à renseigner.
Le « Standard Find & Replace » pré-remplit le domaine et le chemin actuels, à vous de renseigner leur remplacement.

Ce qui veut dire une chose importante à anticiper, il vous faut décider et fixer le nom exact que vous donnerez à votre site dans Local avant même de lancer cet export, puisque c’est ce nom qui détermine à la fois le domaine et le chemin à renseigner ici.

Une fois ces deux champs correctement remplis, votre base de données exportée contiendra déjà la bonne adresse, sans manipulation supplémentaire à faire après l’import.

Une fois tous les panneaux passés en revue, cliquez sur « Export » pour lancer l’opération. La progression s’affiche en direct, avec le détail de ce qui est en cours de transfert.

Écran de progression de l'export WP Migrate Lite affichant 98 pourcent et les catégories en cours de transfert.
L’export se déroule en quelques secondes selon le poids de votre site.

Selon le poids de votre site, ça prend de quelques secondes à quelques minutes.

Réaliser l’import dans Local

Une fois votre archive prête, l’import à proprement parler se fait en quelques clics.

Lancer l’import, depuis l’écran de création de site de Local :

  • Cliquez sur « Create a new site », puis sur « Select an existing ZIP », ou glissez directement votre fichier dans la fenêtre.
Écran "Create a site" de Local avec l'option "Select an existing ZIP" mise en évidence.
Cliquez sur « Select an existing ZIP » ou glissez directement votre fichier dans la fenêtre.
  • Sélectionnez votre archive dans la fenêtre qui s’ouvre, puis cliquez sur Ouvrir.
Fenêtre Finder avec le fichier "monsite.zip" sélectionné et le bouton "Ouvrir" en évidence.
Sélectionnez votre archive zip puis cliquez sur « Ouvrir ».

Local vous demande un « Local site name », à partir duquel il génère automatiquement le « Local site domain » et le « Local site path », visibles en dépliant « Advanced options ».

C’est exactement ce nom que vous devez avoir anticipé si vous avez utilisé WP Migrate Lite pour votre chercher remplacer à l’export. Cliquez ensuite sur « Continue ».

Écran "Import site from archive" avec les champs "Local site name", "Local site domain" et "Local site path".
Donnez un nom à votre site, Local en déduit automatiquement le domaine et le chemin locaux.

Choisir l’environnement, entre « Preferred », la configuration standard recommandée pour la plupart des projets, et « Custom », qui vous laisse choisir précisément votre version de PHP, votre serveur web et votre base de données.

Je détaille ce choix plus loin dans l’article, dans la partie configuration. Cliquez ensuite sur « Import site ».

Écran "Choose your environment" avec les options "Preferred" et "Custom", et le bouton "Import site".
Choisissez « Preferred » pour un environnement standard, puis cliquez sur « Import site ».

L’extraction se lance, avec le nombre de fichiers restants affiché en direct. Selon le poids de votre site, ça peut prendre plusieurs minutes.

Fenêtre "Extracting import..." avec une barre de progression et le nombre de fichiers restants.
L’extraction peut prendre plusieurs minutes selon le nombre de fichiers de votre site.

Une demande de mot de passe peut apparaître, celui de votre session sur votre ordinateur, pas celui de WordPress. C’est normal, Local a besoin de cette autorisation pour configurer certains réglages système liés à votre nouveau site, comme son entrée dans le fichier hosts de votre machine. Renseignez le et validez.

Fenêtre "Local Password Prompt" demandant le mot de passe administrateur de l'ordinateur.
Local demande le mot de passe de votre ordinateur pour finaliser la configuration.

Votre site apparaît dans la liste, avec son domaine et son certificat SSL. Si votre navigateur affiche une alerte de sécurité en ouvrant le site, c’est ce certificat qu’il faut valider, je vous explique comment faire un peu plus loin, dans la partie consacrée à la configuration de Local.

Fiche du site "monsite" affichée dans Local, avec le domaine "monsite.local" et le certificat SSL à faire confiance.
Le site importé apparaît désormais dans la liste de vos sites Local.

Un point de vigilance avant de continuer. À l’ouverture, la page d’accueil de votre site s’affiche généralement sans problème apparent sous votre nouveau domaine local.

Page d'accueil d'un site importé s'affichant correctement sous le domaine "monsite.local".
À première vue, la page d’accueil s’affiche normalement sous le nouveau domaine local.

Mais dès que vous cliquez sur un lien du site, comme un espace client ou une page de connexion, l’ancien domaine de production refait surface dans la barre d’adresse.

J’ai pu le constater très concrètement sur l’un de mes propres imports, la page d’accueil s’affichait bien sous le nouveau domaine local, mais un simple clic vers l’espace client m’a renvoyé vers l’ancienne adresse en ligne du site.

Page du site affichant encore l'ancien domaine de production dans la barre d'adresse après un clic sur un lien interne.
En cliquant sur un lien du site, l’ancien domaine de production réapparaît dans l’adresse.

Vérifier que le domaine a bien été mis à jour

Une fois votre site importé, une question mérite d’être posée avant de continuer, votre base de données contient elle encore l’ancienne adresse de votre site en ligne ?

Bonne nouvelle, Local s’en occupe déjà pour vous. En creusant dans le fonctionnement interne de Local, j’ai pu confirmer, à partir de ses propres journaux techniques rendus publics sur le forum officiel, qu’une étape nommée « SearchReplacerWPDatabaseDomain » s’exécute automatiquement pendant l’import d’une archive zip, juste après l’import de votre base. C’est elle qui remplace l’ancienne adresse par votre nouveau domaine local, sans que vous ayez quoi que ce soit à faire.

Si je devais vous donner un conseil, ne sautez pourtant pas cette section. Je n’ai trouvé aucune source qui détaille précisément l’étendue de ce remplacement automatique, ni s’il couvre bien toutes les tables, y compris celles ajoutées par vos extensions. Une vérification rapide reste donc une précaution que je vous recommande, plutôt qu’une étape à effectuer les yeux fermés.

Deux façons de vérifier, au choix, soit avec WP-CLI (1ère option), soit avec l’extension WP Search Replace (2ème option) :

  • Avec WP-CLI, l’outil en ligne de commande déjà intégré à WordPress, accessible directement depuis Local sans rien installer. Cliquez sur « Site shell » depuis la fiche de votre site pour ouvrir un terminal connecté à votre environnement.
Clic sur "Site shell" depuis la fiche d'un site Local, ouvrant un terminal avec les informations WP-CLI, PHP et MySQL de l'environnement.
Le bouton « Site shell » ouvre un terminal directement connecté à l’environnement de votre site.

Le bloc de code juste en dessous vous donne les deux commandes à taper, une première en simple vérification, une seconde pour appliquer un correctif si jamais elle en trouve un.

Prenons un exemple concret pour que ce soit parlant. Imaginons que votre site vivait en ligne à l’adresse https://aria-restaurant.evidencewp.fr, et que vous venez de l’importer dans Local sous le nom aria-restaurant, ce qui lui donne automatiquement le domaine local https://aria-restaurant.local.

Voici comment vérifier qu’il ne reste aucune trace de l’ancienne adresse dans votre base de données.

Ce que fait chaque partie de la commande :

  • wp search-replace lance l’outil de recherche et remplacement de WP-CLI.
  • ‘https://aria-restaurant.evidencewp.fr’ est le texte recherché, ici l’ancien domaine en ligne du site.
  • ‘https://aria-restaurant.local’ est le texte de remplacement, ici le nouveau domaine local.
  • –skip-columns=guid exclut volontairement la colonne guid du remplacement, un identifiant censé rester stable dans le temps plutôt que suivre les changements d’adresse du site.
  • –all-tables-with-prefix étend la vérification à toutes les tables de votre base partageant le même préfixe, y compris celles créées par vos extensions, pas seulement les tables natives de WordPress.
  • –dry-run prévisualise le résultat sans rien modifier réellement, c’est une simple photographie de ce qui serait fait.

Pour adapter cette commande à votre propre site, remplacez uniquement les deux adresses par les vôtres. La première correspond à l’ancien domaine en ligne de votre site avant l’import, la seconde à son nouveau domaine local, visible dans la fiche de votre site sous « Site domain ».

Terminal — Vérification

1wp search-replace 'https://aria-restaurant.evidencewp.fr' 'https://aria-restaurant.local' --skip-columns=guid --all-tables-with-prefix --dry-run

Si le tableau affiché montre des remplacements à faire, un nombre différent de 0 quelque part, il ne reste plus qu’à relancer exactement la même commande, sans l’option –dry-run, pour l’appliquer réellement cette fois. Reprenez à nouveau vos deux propres domaines à la place de l’exemple.

Terminal — Exécution

1wp search-replace 'https://aria-restaurant.evidencewp.fr' 'https://aria-restaurant.local' --skip-columns=guid --all-tables-with-prefix
  • Avec l’extension Better Search Replace, si vous préférez une interface visuelle plutôt que le terminal.

    Installez la depuis votre tableau de bord WordPress, rendez vous dans « Outils », puis « Better Search Replace », renseignez votre ancien domaine dans « Search for » et votre nouveau domaine local dans « Replace with », sélectionnez toutes les tables, et cochez d’abord « Run as dry run » pour prévisualiser sans rien modifier.

    Si vous souhaitez en savoir plus sur son fonctionnement, je détaille la manoeuvre ici.

Restaurer depuis une sauvegarde Cloud Backups

Cette méthode ne répond pas au même besoin que l’import par archive ZIP qu’on vient de voir.

Cloud Backups sert à assurer la continuité d’un site déjà connu de Local, pas à récupérer pour la première fois un site qui vit uniquement en ligne chez un hébergeur.

Concrètement, vous vous en servez dans deux situations, retrouver votre travail sur un autre ordinateur, ou reconstruire un site après une panne, un changement de machine ou une réinstallation de Local.

Si vous partez d’un site hébergé ailleurs sans être jamais passé par Local auparavant, c’est la méthode d’import par archive zip vue plus haut qu’il vous faut, pas celle ci.

Connecter votre stockage distant, la première étape avant toute sauvegarde. Local fonctionne avec « Google Drive » et « Dropbox », deux services de stockage cloud gratuits dans leur version de base, où vos fichiers et votre base de données seront conservés en sécurité entre vos différentes machines.

  • Ouvrez les « Preferences » de Local depuis le menu de l’application.
Accès au menu Préférences de Local depuis la barre de menu sur Mac.
Sur Mac, les préférences de Local s’ouvrent depuis le menu Local en haut à gauche.
  • Rendez vous dans l’onglet « Connected accounts ».
  • Dans la section « Cloud storage », cliquez sur « Connect » à côté du fournisseur de votre choix.
Onglet "Connected accounts" des préférences de Local avec les boutons de connexion à Dropbox et Google Drive.
L’onglet « Connected accounts », où se connectent les comptes de stockage Cloud.

Pour Google Drive, la connexion s’ouvre dans votre navigateur :

  • Sélectionnez le compte Google que vous voulez utiliser.
Écran Google de sélection du compte à utiliser pour connecter Local.
L’écran de sélection du compte Google à connecter.
  • Google vous montre les informations auxquelles Local aura accès, votre nom et votre adresse email. Cliquez sur « Continuer ».
Écran de connexion à Local via Google avec le bouton "Continuer" pour valider l'accès.
La validation finale de la connexion via Google.
  • Une deuxième étape vous demande d’autoriser l’accès aux fichiers Drive spécifiques utilisés par l’application. Cochez la case proposée puis cliquez de nouveau sur « Continuer ».
Écran Google d'autorisation d'accès à Google Drive demandé par Local, limité au strict nécessaire.
Google précise que Local ne demande l’accès qu’aux fichiers utilisés avec l’application, rien de plus.

La connexion se confirme alors dans une nouvelle fenêtre.

Confirmation de connexion réussie entre Local et Google Drive.
La connexion à Google Drive est confirmée.

Pour Dropbox, le principe est similaire, avec quelques étapes supplémentaires si vous n’avez pas encore de compte :

  • Connectez vous à votre compte existant, ou créez en un depuis l’écran qui s’ouvre.
Écran de connexion Dropbox pour associer un compte à Local Cloud Backups.
L’écran de connexion Dropbox, avec la mention explicite de Local Cloud Backups.
  • Si vous créez un nouveau compte, un formulaire vous demande votre email, votre nom et un mot de passe.
Formulaire de création d'un compte Dropbox avec email, prénom, nom et mot de passe.
Le formulaire de création de compte, si vous n’avez pas encore de compte Dropbox.

Dropbox vous proposera ensuite deux écrans commerciaux, un essai gratuit de trente jours sur ses forfaits payants, et une offre de trois mois de forfait supérieur offerts.

Vous pouvez refuser les deux sans que ça bloque quoi que ce soit, en cliquant sur « Conserver le forfait Dropbox Basic de 2 Go ».

Proposition d'essai gratuit des forfaits payants Dropbox avec l'option de conserver le forfait gratuit Basic.
Dropbox propose un essai des forfaits payants, le forfait gratuit « Basic » reste accessible en bas de page.

Puis vous pouvez ensuite cliquer sur « Continuer avec Basic ».

Seconde proposition Dropbox pour le forfait "Plus" avec trois mois gratuits, et le lien pour continuer avec "Basic".
Une seconde sollicitation avant d’accéder au compte, avec « Continuer avec Basic » pour rester en gratuit.
  • Autorisez enfin l’application « Local Cloud Backups » à accéder à votre dossier Dropbox, en cliquant sur « Autoriser ».
Écran d'autorisation Dropbox limitant l'accès de Local Cloud Backups à son propre dossier applicatif.
Dropbox aussi limite l’accès de Local à son propre dossier applicatif, pas à l’ensemble du compte.

La connexion se confirme de la même façon que pour Google Drive.

Confirmation de connexion réussie entre Local et Dropbox.
La connexion à Dropbox est confirmée.

À SAVOIR : méfiez vous de votre navigateur si la connexion échoue sans raison apparente.

J’ai personnellement rencontré ce problème avec Brave, dont le bouclier de protection intégré bloque par défaut la redirection technique dont Local a besoin pour finaliser l’autorisation.

Le navigateur affiche alors une page d’erreur générique, « Ce site est inaccessible », avec le code ERR_CONNECTION_REFUSED.

Désactiver temporairement ce bouclier, ou passer par un autre navigateur le temps de la connexion, a suffi à régler le problème chez moi.

Si cela vous arrive et que la navigateur ne semble pas être en cause, pensez également à vérifier si vous n’utiliser pas un antivirus provoquant la même situation.

Message d'erreur du navigateur Brave bloquant la connexion locale nécessaire à l'autorisation de Local.
Un navigateur ou un antivirus peut bloquer cette connexion, ici illustré avec Brave.

Créer une sauvegarde, une fois votre stockage connecté, directement depuis la fiche d’un site dans Local :

  • Rendez vous dans l’onglet « Backups » du site à sauvegarder, sélectionnez votre stockage distant, puis cliquez sur « Create backup ».
Onglet "Backups" d'un site Local avec le menu déroulant pour sélectionner le stockage distant et le bouton "Create backup".
Sélectionnez votre stockage distant puis cliquez sur « Create backup ».
  • Ajoutez une description si vous le souhaitez, pour vous repérer plus facilement plus tard, puis cliquez sur « Back up site ».
"Create a backup" de Local avec le champ de description et le bouton "Back up site".
Ajoutez une description si besoin, puis cliquez sur « Back up site » pour lancer la sauvegarde.

À SAVOIR : Une erreur peut survenir à ce moment précis, un message mentionnant des autorisations insuffisantes sur votre compte Google.

Je suis moi même tombé sur ce cas de figure, et la solution s’est révélée simple, retourner dans les « Connected accounts », déconnecter puis reconnecter le stockage concerné.

Ça force l’obtention d’une nouvelle autorisation avec les bons droits, et ça a réglé le problème immédiatement.

Restaurer depuis une sauvegarde, sur le même ordinateur ou sur une autre machine, à condition d’y être connecté au même compte Google Drive ou Dropbox :

  • Lancez la création d’un nouveau site et choisissez « Create from backup ».
Écran "Create a site" de Local avec l'option "Create from backup" sélectionnée.
Choisissez « Create from backup » pour restaurer un site depuis une sauvegarde Cloud.
  • Sélectionnez la sauvegarde à restaurer dans la liste, puis cliquez sur « Continue ».
Écran "Select a Backup" de Local affichant une sauvegarde disponible avec sa date et son stockage d'origine.
Sélectionnez la sauvegarde à restaurer puis cliquez sur « Continue ».
  • Donnez un nom à votre site. Local en déduit automatiquement le domaine et le chemin locaux.
Écran "Create site from backup" avec le champ "Local site name" et les options avancées de domaine et de chemin.
Donnez un nom à votre site, Local en déduit le domaine et le chemin locaux.
  • Choisissez votre environnement, « Preferred » convient à la plupart des projets, puis cliquez sur « Import site ».
Écran "Choose your environment" avec les options "Preferred" et "Custom", et le bouton "Import site".
Choisissez « Preferred » pour un environnement standard, puis cliquez sur « Import site ».

La restauration des fichiers se lance, avec une barre de progression.

Fenêtre "Restoring snapshot files..." affichant la progression de la restauration d'un site depuis une sauvegarde Cloud.
La restauration des fichiers peut prendre plusieurs minutes selon le poids de la sauvegarde.

Comme pour un import par archive ZIP, une demande du mot de passe administrateur de votre ordinateur peut apparaître, il s’agit de la même autorisation système déjà vue plus haut dans cet article.

Une fois la restauration terminée, votre site apparaît normalement dans la liste et fonctionne parfaitement.

Contrairement à un import par archive zip, aucun chercher remplacer n’est nécessaire ici. Vous restaurez un site qui a déjà existé dans Local, avec son propre domaine local d’origine, il n’y a donc structurellement aucun changement d’adresse à corriger.

Restaurer avec une extension de sauvegarde et migration

Si votre site en ligne repose déjà sur une extension de sauvegarde, pas besoin de passer par une archive zip ou par Cloud Backups. Vous pouvez restaurer votre site dans Local directement avec ce même outil, exactement comme pour une migration classique vers un nouvel hébergeur.

La démarche reste la même quel que soit l’outil choisi :

  • Installez l’extension sur le site fraîchement créé dans Local.
  • Importez votre fichier de sauvegarde depuis son écran de restauration.
  • Laissez le logiciel gérer lui même le chercher remplacer du domaine, une étape généralement intégrée à sa propre interface, sans manipulation supplémentaire de votre part.

On pourrait se demander comment un outil pensé pour un hébergement web classique peut fonctionner sur votre propre ordinateur.

La réponse est tout simplement que ces solutions sont indifférentes à l’endroit où elles tournent. Une extension de sauvegarde reste avant tout un morceau de code PHP, autrement dit le langage dans lequel WordPress lui même est écrit, qui s’exécute à l’intérieur de WordPress et communique avec sa base de données.

Peu importe que ce PHP tourne sur un serveur loué à l’autre bout de la France ou sur votre ordinateur, il ne voit dans les deux cas qu’une seule chose, une installation WordPress fonctionnelle avec une base de données à disposition.

C’est un peu comme un déménageur qui livre vos cartons. Il ne se soucie pas de savoir si votre nouveau logement se trouve en plein centre ville ou à la campagne, il lui faut juste une porte d’entrée et des pièces où poser les affaires. Local joue exactement ce rôle, il vous fournit une installation WordPress complète, avec son propre PHP et sa propre base de données, en tout point semblable à ce que proposerait un hébergeur classique.

Votre outil de sauvegarde s’y sent donc comme chez lui, et la restauration se déroule sans aucune différence avec ce que vous connaissez déjà sur un site en ligne.

Trois solutions se distinguent par leur fiabilité :

  • UpdraftPlus, ma recommandation sans hésiter, une valeur sûre peu importe ce qu’en disent ceux qui préfèrent tout gérer côté serveur. Chercher remplacer de domaine intégré et facile à utiliser dès la version gratuite, connexion possible à un stockage compatible S3 comme Scaleway pour garder vos données en Europe. La version payante ajoute les sauvegardes incrémentielles et plus de souplesse sur la fréquence.
  • BackWPup, développée par WP Media, l’éditeur bien connu de WP Rocket. Fréquence horaire disponible gratuitement sur la base de données, mais restauration toujours manuelle, sans chercher remplacer intégré. Si le domaine n’a pas été mis à jour après la restauration, la méthode manuelle donnée plus haut pour l’import par archive zip s’applique exactement de la même façon.
  • Duplicator, qui regroupe fichiers et base dans une seule archive, capable de reconstruire un site sur un serveur totalement vierge. Sa version gratuite limite en revanche l’import au FTP, sans restauration possible depuis l’administration. Cette limite rejoint la méthode manuelle par FTP déjà vue plus haut, l’outil vous fournit simplement l’archive à la place de la récupérer vous même.

Comme pour un site fraîchement importé, votre navigateur peut afficher une alerte de sécurité liée au certificat SSL à l’ouverture, exactement le même cas de figure que celui abordé plus loin dans cet article. Et même si l’outil gère le chercher remplacer à votre place, une vérification rapide reste une bonne habitude. La commande de contrôle donnée plus haut fonctionne quelle que soit la méthode d’import utilisée pour votre site.

IMPORTANT : évitez tout stockage distant situé hors de l’Union européenne, ou dont la sécurité n’est pas clairement établie. Vos sauvegardes contiennent l’intégralité de votre site, ce n’est pas un détail à prendre à la légère.

Comment configurer un site WordPress local sur Local ?

Une fois votre site créé ou importé, quelques réglages méritent d’être ajustés avant de vous lancer dans le développement à proprement parler.

Certains se décident site par site, comme l’environnement technique à reproduire.

D’autres se règlent une bonne fois pour toutes dans les préférences de Local, et s’appliquent ensuite à l’ensemble de vos projets.

Je vous détaille les principaux, du choix de votre environnement jusqu’à l’activation du SSL, en passant par les réglages qui rendent Local plus confortable au quotidien.

Choisir son environnement

Au moment de créer ou d’importer un site, Local vous propose deux options, « Preferred », la configuration standard recommandée dans la majorité des cas, ou « Custom », qui vous laisse choisir précisément trois éléments, votre version de PHP, votre serveur web et votre version de MySQL.

Écran "Choose your environment" en mode "Custom" avec les menus déroulants "PHP version", "Web server" et "Database".
En choisissant « Custom », vous sélectionnez précisément votre version de PHP, votre serveur web et votre version de base de données.

C’est particulièrement bien pensé pour reconstituer à l’identique l’environnement de votre hébergement en ligne, et tester votre site dans des conditions quasiment réelles avant de le mettre en ligne.

Si votre hébergeur utilise PHP 8.1 et un serveur nginx, vous pouvez reproduire exactement cette configuration en local, plutôt que de développer sur une version différente et de découvrir des incompatibilités seulement une fois le site en ligne.

Régler les préférences par défaut de Local

L’onglet « New site defaults », dans les « Preferences » de Local, définit ce qui s’applique automatiquement à chaque nouveau site que vous créez, pour vous éviter de tout ressaisir à chaque fois.

Onglet "New site defaults" des préférences Local avec les champs environnement, e-mail admin, suffixe de domaine, chemin des sites et langue par défaut.
L’onglet « New site defaults » définit les réglages appliqués automatiquement à chaque nouveau site.
  • Environment, votre choix par défaut entre « Preferred » et « Custom », déjà vu juste au dessus.
  • Admin e-mail, l’adresse email pré remplie pour le compte administrateur de vos futurs sites.
  • Domain suffix, l’extension utilisée pour le domaine local de vos sites, .local par défaut.
  • Sites path, le dossier où Local range vos sites sur votre ordinateur.
  • Default Site Language, la langue installée par défaut sur vos nouveaux sites WordPress.
  • Backup history, un réglage lié à l’historique de sauvegarde conservé pour chaque nouveau site.

Un autre onglet des « Preferences », « Connected accounts », vous est déjà familier pour sa section « Cloud storage », vue plus haut dans cet article au sujet de Cloud Backups. Il contient aussi une section « Hosting platforms », avec deux services appartenant au même éditeur que Local, « WP Engine » et « Flywheel ».

Onglet "Connected accounts" des préférences Local, section "Hosting platforms" avec les boutons de connexion à "WP Engine" et "Flywheel".
La section « Hosting platforms » permet de connecter un compte « WP Engine » ou « Flywheel » pour pousser et récupérer un site en un clic.

Se connecter à l’un de ces comptes permet de pousser ou de récupérer un site en un clic entre votre ordinateur et votre hébergement, sans passer par un export puis un import manuel. Ça ne vous concerne concrètement que si votre site est hébergé chez l’un de ces deux prestataires. Si vous hébergez ailleurs, les méthodes d’import détaillées plus haut dans cet article restent la voie à suivre.

Un dernier onglet mérite une mention rapide, il s’agit de « Exporting ». Il ne contient qu’un seul réglage, « File exclusion filter », qui exclut certains types de fichiers de vos exports Local, avec quatre extensions déjà exclues par défaut, .zip, .tar.gz, .bz2 et .tgz.

Onglet "Exporting" des préférences Local avec le champ "File exclusion filter" et ses extensions exclues par défaut.
L’onglet « Exporting » permet d’exclure certains types de fichiers de vos exports Local.

Ce réglage est utile si votre site contient déjà des archives que vous ne souhaitez pas dupliquer inutilement à chaque export.

Personnaliser l’apparence et le comportement de Local

L’onglet « Appearance & behavior » ajuste l’apparence de Local lui même, ainsi que les applications qu’il utilise pour certaines actions.

Onglet "Appearance & behavior" avec le choix du thème, de l'application terminal et du navigateur par défaut.
L’onglet « Appearance & behavior » gère l’apparence de Local et les applications qu’il utilise.
  • Theme, le thème visuel de l’application, clair, sombre, ou automatique selon les réglages de votre système.
  • Terminal, l’application qui s’ouvre quand vous cliquez sur « Site shell », ce terminal déjà évoqué plus haut dans cet article. Local détecte les applications de ce type installées sur votre ordinateur et vous laisse choisir celle que vous préférez.
  • Browser, le navigateur dans lequel s’ouvrent vos sites depuis Local, avec le choix entre « System default », Safari, Firefox et Chrome.

    Laisser sur « System default » signifie que Local ouvre toujours vos sites dans le navigateur actuellement défini par défaut sur votre ordinateur, et suit automatiquement ce choix si vous en changez plus tard.

    Sélectionner un navigateur précis fige ce choix dans Local, indépendamment de votre navigateur par défaut sur le système.

Activer le SSL en local

Le SSL, autrement dit le protocole qui permet à votre site de s’afficher en HTTPS plutôt qu’en HTTP, n’est pas activé automatiquement à la création d’un site. Vous le repérez facilement, un bouton « Trust » reste actif à côté du certificat, sur la fiche de votre site.

Fiche d'un site Local avec le bouton "Trust" cliquable à côté du certificat SSL, signe que le certificat n'est pas encore approuvé.
Le bouton « Trust » reste actif tant que le certificat SSL n’a pas été approuvé.

À SAVOIR : En cliquant sur « Trust », il est fréquent qu’un message s’affiche en haut de Local, « Heads-up! We ran into an issue trusting the Local SSL certificate ».

Ne vous inquiétez pas, ce message n’indique pas un échec, c’est simplement le signe qu’une manipulation manuelle supplémentaire est nécessaire, différente selon votre système d’exploitation.

Bandeau d'alerte "Heads-up! We ran into an issue trusting the Local SSL certificate" affiché après un premier clic sur "Trust".
Ce message d’avertissement est fréquent et ne signifie pas que la procédure a échoué.

Sur Mac

  • Ouvrez l’application « Trousseaux d’accès », en tapant son nom dans la recherche Spotlight, ou en la trouvant dans le dossier « Applications ».
  • Choisissez « Ouvrir Trousseaux d’accès » plutôt que « Mots de passe », et renseignez le mot de passe de votre ordinateur, ou validez avec Touch ID.
  • Recherchez le nom de domaine de votre site dans la barre de recherche.
Application "Trousseaux d'accès" avec le nom de domaine du site recherché dans la barre de recherche.
Recherchez le nom de domaine de votre site dans « Trousseaux d’accès ».
  • Double cliquez sur le certificat trouvé, dépliez la section « Se fier », puis sélectionnez « Toujours approuver » dans le menu déroulant en face de « Lors de l’utilisation de ce certificat ».
Fenêtre du certificat dans "Trousseaux d'accès" avec le menu déroulant "Se fier" réglé sur "Toujours approuver".
Dans la section « Se fier », sélectionnez « Toujours approuver ».
  • Fermez la fenêtre, votre mot de passe ou votre Touch ID vous sera à nouveau demandé pour confirmer.
  • Retournez sur Local, cliquez de nouveau sur « Trust » pour votre site, et validez une dernière fois votre mot de passe.

IMPORTANT : Il est possible que le certificat n’affiche pas immédiatement « Trusted ». Fermez et rouvrez Local, ou passez sur un autre site avant de revenir sur le vôtre, pour que l’information se rafraîchisse correctement.

Un dernier point indispensable, quel que soit votre système. Le certificat ne s’applique réellement qu’après avoir arrêté puis redémarré votre site. Sans cette étape, le SSL reste configuré sans être actif.

Fiche du site Local avec le certificat SSL affiché en "Trusted", non cliquable, signe que le certificat est bien approuvé.
Une fois la manipulation terminée, le certificat passe en « Trusted ».

Sur Windows

Windows gère la confiance des certificats différemment de macOS, via son propre magasin de certificats système plutôt que par une application comme Trousseaux d’accès.

Je ne dispose pas d’un environnement Windows pour vous détailler la procédure exacte étape par étape, et je préfère rester honnête plutôt que de vous donner une marche à suivre non vérifiée sur un point aussi sensible.

IMPORTANT : si vous utilisez Local sur Windows et connaissez la procédure précise, n’hésitez pas à la partager dans les commentaires de cet article, ça aidera directement les autres lecteurs dans votre situation.

Et si vous rencontrez vous même un blocage à cette étape, dites le également en commentaire, je me ferai un plaisir de vous orienter au mieux.

Enfin, si l’écran affiche une erreur mentionnant un conflit de port plutôt qu’un problème de certificat, ce n’est pas lié au SSL, je vous explique comment la résoudre plus loin dans cet article.

Le Router Mode

Toujours dans l’onglet « Advanced » des « Preferences », le « Router mode » détermine comment Local rend vos sites accessibles depuis votre navigateur.

Onglet "Advanced" des préférences Local avec le réglage "Router mode" sur "Site domains", et les options "Show Develop menu", "Usage reporting" et "Error reporting".
L’onglet « Advanced » contient le « Router mode » ainsi que quelques réglages techniques complémentaires.
  • « Site domains », le mode par défaut, utilise le domaine propre à chaque site, comme monsite.local, et permet l’usage du HTTPS vu juste au dessus.
  • « localhost », une alternative moins sujette aux conflits réseau, mais qui ne prend pas en charge le HTTPS.

Ce choix a un lien direct avec le SSL que vous venez d’activer, et j’y reviendrai également plus loin dans l’article au sujet du multisite WordPress, qui impose l’un de ces deux modes selon votre configuration.

Ce même onglet regroupe aussi trois réglages plus techniques, que vous pouvez laisser tels quels dans la grande majorité des cas, « Show Develop menu », qui ajoute un menu réservé au débogage des Add-ons Local, « Usage reporting » et « Error reporting », deux options de partage de données anonymisées avec l’éditeur de Local pour améliorer le logiciel.

Comment utiliser Local au quotidien pour développer un site WordPress ?

Une fois votre site créé, importé et configuré selon vos besoins, l’essentiel commence, le travailler au quotidien.

Local propose alors une série de fonctionnalités pensées pour un usage régulier, que vous jongliez entre plusieurs projets clients ou que vous développiez un site pour votre propre compte.

Gérer plusieurs sites en parallèle, accéder directement à votre base de données, tester vos emails transactionnels sans risquer d’en envoyer un vrai, ou encore montrer votre travail à un client avant même la mise en ligne.

Voici les usages qui reviennent le plus souvent une fois passée la phase d’installation.

Gérer plusieurs sites en parallèle

Si vous avez déjà utilisé MAMP ou XAMPP pour du développement local, vous savez à quel point jongler entre plusieurs projets peut vite devenir confus. Local règle ce problème avec une organisation que je trouve nettement plus aboutie.

Concrètement, voici ce qui change au quotidien :

  • Tous vos sites apparaissent dans une même liste, avec un indicateur visuel qui montre immédiatement lesquels sont actifs et lesquels sont à l’arrêt.
  • Passer d’un site à l’autre se fait en un clic, sans perdre votre session de travail en cours sur les autres.
  • Démarrer ou arrêter un site reste rapide et simple, tout comme arrêter l’ensemble de vos sites d’un coup grâce à « Stop all ».
  • L’accès à l’administration de chaque site se fait en un clic via « WP Admin », ce qui fait gagner un temps précieux sur la durée.

Si je devais vous donner un conseil, ne vous inquiétez pas outre mesure pour les performances de votre ordinateur. Il faut vraiment un usage intensif pour ressentir un ralentissement, sauf si votre machine est déjà sous dimensionnée au départ. Je n’ai personnellement jamais constaté de bug ni de lenteur, même avec plusieurs sites actifs simultanément.

Cela dit, il reste rare de travailler sur plus de deux sites en même temps dans la pratique, et le bon réflexe consiste à arrêter les sites que vous n’utilisez pas sur le moment, pour limiter l’usage des ressources de votre ordinateur.

Chaque site conserve sa propre configuration, totalement indépendante des autres, exactement ce qu’on a vu plus haut dans l’article. C’est cette combinaison de simplicité d’utilisation et d’organisation qui fait de Local, à mon sens, l’outil le plus abouti pour développer plusieurs sites WordPress en local.

Utiliser Blueprint pour gagner du temps et augmenter sa rentabilité

Blueprint répond à un vrai besoin, séparer clairement votre espace de travail de vos modèles réutilisables. Préparer les fondations d’un nouveau site, la configuration de WordPress, l’installation et le réglage du thème, les extensions minimales qui reviennent presque à chaque projet, peut facilement prendre plusieurs heures.

Enregistrer tout ça une bonne fois pour toutes dans un Blueprint vous évite de recommencer ce travail à chaque nouveau client.

Vous pouvez préparer plusieurs Blueprint différents selon vos besoins, un thème et des extensions propres à chaque type de projet, avec ou sans WooCommerce par exemple. Si je devais vous donner un conseil, je vous le recommande sans hésiter, créer un nouveau site à partir d’un Blueprint n’a rien de compliqué, et le gain de rentabilité est réel sur la durée.

Un vrai bémol cependant, confirmé par la documentation officielle de Local, un Blueprint enregistré ne peut plus être modifié par la suite. Impossible donc de mettre à jour son contenu ou d’ajuster sa configuration directement.

Deux façons de contourner cette limite, selon votre préférence d’organisation :

  • Créer un nouveau site à partir du Blueprint existant, y apporter tous les changements souhaités, puis l’enregistrer à nouveau comme Blueprint pour remplacer l’ancien.
  • Garder vos modèles parmi vos sites habituels, avec un nom facile à repérer, et les dupliquer avec la fonction « Clone » de Local à chaque nouveau projet. Cette méthode mélange sites de travail et modèles, mais vous pouvez modifier votre modèle à tout moment, contrairement à un vrai Blueprint.

Dans les deux cas, l’objectif reste le même, vous libérer de la charge mentale que représente la préparation systématique d’un nouveau projet ou d’une refonte.

Accéder à la base de données locale

Chaque site Local embarque son propre outil de gestion de base de données, AdminNeo, l’équivalent local de phpMyAdmin que vous connaissez peut être déjà côté hébergement. Depuis l’onglet « Database » de votre site, cliquez sur « Open AdminNeo » pour y accéder directement, sans avoir à ressaisir le moindre identifiant.

Onglet "Database" d'un site Local avec le lien "Open AdminNeo" et les identifiants de connexion, hôte, socket, nom de la base, utilisateur et mot de passe.
Cliquez sur « Open AdminNeo » pour accéder directement à votre base de données.

Vous retrouvez toutes vos tables listées sur la gauche, avec les fonctions classiques d’un outil de ce type, requête SQL, import, export, ou encore création d’une nouvelle table.

Interface "AdminNeo" affichant la liste des tables de la base de données d'un site Local, avec les options requête SQL, import et export.
« AdminNeo » affiche toutes vos tables d’un seul coup d’œil, avec les mêmes options qu’un gestionnaire de base de données classique.

Si je devais vous donner un conseil, sachez que c’est vraiment un outil abouti, en quelques clics vous accédez à votre base avec une organisation soignée. J’ai personnellement toujours une petite préférence pour phpMyAdmin, mais c’est vraiment une histoire de goût plus qu’un vrai reproche fait à AdminNeo.

Dans ma pratique, je m’en sers surtout à deux moments. À la création d’un site, pour vérifier que le changement du préfixe des tables s’est bien effectué, un point que je détaille dans mon article sur le préfixe de la base de données WordPress. Et plus régulièrement lors d’une refonte, où j’ai davantage besoin d’aller consulter ou ajuster des données directement en base.

Consulter les emails transactionnels envoyés localement

Un site en local ne peut techniquement pas envoyer de vrais emails vers l’extérieur, ce qui est logique puisqu’il n’est connecté à aucun serveur de messagerie réel.

Local règle ce problème avec Mailpit, un outil qui intercepte chaque email transactionnel envoyé par votre site pour le faire atterrir dans une boîte de réception locale, plutôt que de le perdre silencieusement.

Pour y accéder, direction l’onglet « Tools » de votre site, puis cliquez sur « Open Mailpit ».

Onglet "Tools" d'un site Local avec la section "Mailpit" et le lien "Open Mailpit".
Cliquez sur « Open Mailpit » pour consulter les emails envoyés par votre site local.

L’interface reste volontairement simple, une boîte de réception classique où s’affichent tous les emails générés par votre site, confirmation de commande, réinitialisation de mot de passe, ou formulaire de contact.

Interface "Mailpit" affichant une boîte de réception vide, avec la mention "No messages in your mailbox".
« Mailpit » affiche ici tous les emails interceptés depuis votre site local.

Si je devais vous donner un conseil pour les mails transactionnels, ne soyez pas surpris si cette logique vous déroute un peu au départ, surtout si vous avez l’habitude de travailler directement sur un site en ligne. C’est pourtant vraiment un luxe à mes yeux, pouvoir vérifier en un coup d’œil que vos emails transactionnels partent correctement, sans attendre d’être en ligne pour le découvrir.

Si un email atterrit bien dans Mailpit, vous avez un premier aperçu fiable de son contenu et de sa mise en forme. Une fois votre site en ligne, avec une extension SMTP correctement configurée et une délivrabilité travaillée, ces mêmes emails arriveront normalement dans les vraies boîtes de réception de vos visiteurs, sans mauvaise surprise.

Utiliser WP-CLI via le terminal intégré

WP-CLI est l’interface en ligne de commande officielle de WordPress. Autrement dit, un outil qui permet d’accomplir presque tout ce que vous feriez normalement depuis votre tableau de bord WordPress, mais en tapant des commandes plutôt qu’en cliquant sur des boutons.

Local l’intègre nativement, accessible depuis le terminal « Site shell » déjà évoqué plus haut dans cet article.

IMPORTANT : je dois être honnête avec vous, cet outil s’adresse avant tout à un profil technique ou déjà à l’aise avec la ligne de commande. Rien d’accessible en un clic ici, chaque action demande de connaître la bonne commande et sa syntaxe exacte.

Si vous débutez, rien ne vous empêche de vous en passer complètement, l’interface WordPress classique reste toujours disponible pour les mêmes actions.

Ce que ça permet concrètement au quotidien, une fois à l’aise avec l’outil :

  • Installer, activer ou mettre à jour une extension ou un thème en une seule ligne, sans naviguer dans plusieurs écrans.
  • Gérer vos utilisateurs, créer un compte, modifier un rôle, réinitialiser un mot de passe.
  • Publier, modifier ou supprimer du contenu directement depuis le terminal.
  • Mettre à jour le cœur de WordPress lui même.
  • Effectuer des opérations en masse, impossibles ou fastidieuses depuis l’interface classique, comme traiter plusieurs éléments d’un coup avec une seule commande.

C’est aussi l’outil qui permet le chercher remplacer en base de données, que je vous détaille plus haut dans cet article, avec la commande wp search-replace.

Les modules complémentaires utiles

Local propose ses propres Add-ons, accessibles depuis la barre latérale de l’application. Attention à ne pas les confondre avec les extensions WordPress, ces modules ajoutent des fonctionnalités à Local lui même, pas à vos sites.

Bibliothèque "Add-ons" de Local avec six modules disponibles, "Image Optimizer", "TablePlus", "Notes", "Xdebug + VS Code", "Instant Reload" et "WP Engine Headless Platform".
La bibliothèque « Add-ons » de Local, accessible depuis la barre latérale de l’application.

Voici ceux qui reviennent le plus utile au quotidien :

  • Image Optimizer, développé par l’équipe de Local, qui compresse vos images directement en local pour accélérer votre site avant même de le mettre en ligne.
  • TablePlus, qui donne un accès en un clic à la base de données de votre site depuis ce logiciel de gestion de base de données tiers, une alternative à AdminNeo si vous préférez cet outil.
  • Notes, qui vous permet d’ajouter des notes directement sur la fiche d’un site, pratique pour retrouver rapidement des informations propres à un projet.
  • Instant Reload, qui actualise automatiquement votre navigateur à chaque enregistrement d’un fichier CSS, pour voir vos modifications de style sans devoir rafraîchir la page vous même.

Deux autres modules s’adressent à des besoins plus spécifiques, Xdebug + VS Code, qui configure en un clic l’outil de débogage Xdebug pour l’éditeur VS Code, et WP Engine Headless Platform, pour découvrir le fonctionnement d’un WordPress headless, autrement dit un WordPress utilisé uniquement comme back office sans thème classique affiché.

Développer une boutique WooCommerce en local avant la mise en ligne

Construire une boutique WooCommerce en local suit la même logique qu’un site vitrine, avec quelques particularités propres à l’e-commerce.

Il faut accepter une chose dès le départ, travailler en local ne donne aucune certitude absolue sur le comportement de certaines fonctionnalités une fois le site réellement en ligne.

Rien d’inquiétant pour autant, il s’agit simplement de bien répartir ce qui se teste en local et ce qui se vérifie uniquement à la mise en ligne.

Ce que vous pouvez tester sereinement en local :

  • Le parcours d’achat dans son ensemble, de la fiche produit jusqu’à la page de validation de commande.
  • Les fiches produits et la page d’archives de la boutique.
  • Vos emails transactionnels, grâce à Mailpit déjà vu plus haut dans cet article, pour vérifier leur contenu et leur mise en forme.
  • Le paiement lui même, à propos duquel je préfère être direct avec vous.

    Techniquement, deux méthodes gratuites permettent de tester un paiement en local, (1) les moyens de paiement natifs de WooCommerce qui ne nécessitent aucune passerelle externe, comme le chèque, le virement bancaire ou le paiement à la livraison, accessibles depuis « Réglages », puis « Paiements », ou (2) le mode test d’une passerelle comme Stripe, avec de faux numéros de carte officiels comme 4242 4242 4242 4242 pour simuler un paiement complet sans qu’aucun argent réel ne soit jamais mouvementé.

Ce que je garde systématiquement pour la mise en ligne, la connexion réelle aux plateformes de paiement comme Stripe ou PayPal. Le principe reste de dégrossir un maximum en local, et de réserver les vérifications qui ont un impact direct sur le fonctionnement réel de la boutique pour le moment où le site passe en production.

Un dernier point à ne pas négliger une fois en ligne, la délivrabilité de vos emails transactionnels. Une bonne configuration SMTP, associée à un travail sérieux sur vos enregistrements DNS, garantit que les confirmations de commande et autres notifications arrivent bien dans les boîtes de réception de vos clients, pas dans leurs spams.

Le multisite WordPress avec Local

Local prend en charge le multisite WordPress, autrement dit la possibilité de gérer plusieurs sites depuis une seule installation WordPress, mais avec deux contraintes à connaître avant de vous lancer.

Le Router Mode doit impérativement être réglé sur « Site domains », ce réglage vu plus haut dans cet article. Un multisite ne fonctionne tout simplement pas si Local est configuré sur « localhost ».

Local Connect n’est pas compatible avec le multisite, et le mappage de domaine n’est pas disponible non plus. Concrètement, ça signifie que déployer un multisite créé en local vers un hébergement en ligne demande une démarche manuelle, sans le raccourci en un clic que Local propose pour un site classique.

Selon la documentation officielle, deux pistes existent pour cette migration, un export manuel suivi d’une migration vers votre hébergeur, ou l’utilisation d’une extension comme WP Migrate, qui propose plusieurs options dédiées au multisite selon que vous migrez un réseau complet ou seulement certains sous-sites.

Pour la création elle même, rien de complexe, vous retrouvez les mêmes étapes qu’un site classique, nommage, choix de l’environnement, identifiants administrateur, avec une case supplémentaire dans les options avancées pour sélectionner le type de multisite souhaité.

Partager son site en local à un client avec Live Links

Live Links répond à un besoin très concret, montrer l’avancement d’un site encore en développement, sans attendre une mise en ligne prématurée ni organiser un rendez vous pour partager votre écran.

La mise en place se fait en quelques étapes :

  • Un compte Local est nécessaire pour activer cette fonctionnalité, connectez vous depuis l’onglet « Tools » de votre site, section « Live Links ».
Onglet "Tools" avec la section "Live Links" demandant de se connecter à son compte Local via le bouton "Log in to use".
Un compte Local est nécessaire pour activer « Live Links » sur un site.
  • Activez ensuite le bouton « Live Links ». Local génère automatiquement une adresse, ainsi qu’un identifiant et un mot de passe.
Panneau "Live Links" avec le bouton d'activation, l'URL générée, le nom d'utilisateur, le mot de passe et le bloc "Details for sharing" à transmettre au client.
Une fois activé, « Live Links » génère une adresse et des identifiants à partager avec votre client.
  • Transmettez ces informations à la personne concernée, un client, un collègue ou votre hiérarchie si vous travaillez en interne sur le site d’une entreprise.

De l’autre côté, la personne qui reçoit le lien doit simplement renseigner l’identifiant et le mot de passe fournis.

Formulaire "Se connecter" avec les champs "Nom d'utilisateur" et "Mot de passe" demandés à toute personne ouvrant le lien "Live Links".
Votre client ou le destinataire doit renseigner l’identifiant et le mot de passe fournis pour accéder au site.

Une fois connectée, elle parcourt votre site exactement comme s’il était déjà en ligne, sans savoir qu’il tourne en réalité sur votre ordinateur.

Site affiché dans le navigateur avec l'adresse générée par "Live Links" se terminant par ".localsite.io" visible dans la barre d'adresse.
Une fois connecté, votre client parcourt le site exactement comme s’il était déjà en ligne.

Si je devais vous donner un conseil, n’hésitez pas à vous en servir largement, c’est un vrai atout gratuit pour la relation client.

Rien ne renforce autant la confiance et la transparence dans une collaboration qu’un client qui peut suivre concrètement l’avancement de son projet, plutôt que d’attendre une livraison finale sans nouvelles entre temps.

Un dernier réflexe à prendre, pensez à désactiver Live Links une fois votre échange terminé, pour continuer à travailler sereinement sur votre site sans laisser un accès actif inutilement.

Les problèmes fréquents avec Local et comment les résoudre

Même un logiciel aussi abouti que Local n’échappe pas à quelques blocages occasionnels.

Rien d’alarmant dans la plupart des cas, ces problèmes reviennent régulièrement et se résolvent en quelques minutes une fois qu’on sait où regarder.

Voici les quatre situations les plus fréquentes que vous pourriez rencontrer, avec la marche à suivre pour chacune.

Les erreurs de mémoire PHP

Deux symptômes différents peuvent survenir autour de la mémoire allouée à PHP, avec chacun sa propre cause et sa propre solution. Voici comment reconnaître le vôtre.

Premier symptôme, la page reste blanche ou affiche une erreur fatale :

Fatal error : Allowed memory size of 268435456 bytes exhausted (tried to allocate X bytes) in [chemin du fichier] on line [numéro]

Ce que ça signifie : la mémoire réellement allouée par PHP est insuffisante pour ce que la page essaie de faire.

La solution, en modifiant directement le réglage de Local :

  • Depuis la fiche de votre site, cliquez sur « Site folder ».
  • Ouvrez successivement les dossiers conf puis php, et enfin le fichier php.ini.hbs.
Contenu du fichier "php.ini.hbs" avec la ligne "memory_limit" réglée sur 256M.
Le fichier « php.ini.hbs » contient la vraie limite de mémoire allouée par Local à votre site.
  • Modifiez la ligne memory_limit avec la valeur souhaitée en la passant à 512M par exemple.
  • Arrêtez puis redémarrez votre site. Cette étape est indispensable, sans elle Local continue d’utiliser l’ancienne configuration.

Le second symptôme survient si vous tentez d’augmenter la mémoire par la méthode classique, celle qui fonctionne sur un hébergement en ligne, en ajoutant une ligne dans wp-config.php. À noter qu’il peut arriver que cette ligne soit aussi présente dans votre fichier wp-config.php sans que vous ayez cherché préalablement à augmenter la mémoire allouée à PHP.

Sur Local, ça déclenche un avertissement plutôt que de régler le problème :

Warning : Constant WP_MEMORY_LIMIT already defined in wp-config.php on line [numéro]

Message d'avertissement "Constant WP_MEMORY_LIMIT already defined" affiché dans l'en-tête d'un site WordPress.
Ce message signale que la ligne WP_MEMORY_LIMIT existe en double.

Ce que ça signifie : contrairement à un hébergement classique, Local gère lui même cette limite en amont, directement dans sa propre configuration PHP. Ajouter la ligne WP_MEMORY_LIMIT dans wp-config.php entre alors en conflit avec ce que Local a déjà défini, d’où cet avertissement.

La bonne solution, celle qui fonctionne réellement sur Local :

Le certificat SSL refusé par le navigateur

Votre site s’ouvre, mais votre navigateur affiche une alerte de sécurité, un cadenas barré, ou un message du type « Votre connexion n’est pas privée ».

C’est le symptôme le plus courant d’un certificat SSL pas encore validé, celui là même qu’on retrouve fréquemment juste après un import ou une restauration de site dans Local.

La bonne nouvelle, la procédure complète pour régler ce problème est déjà détaillée plus haut dans cet article, dans la partie consacrée à l’activation du SSL en local, avec la manipulation précise via Trousseaux d’accès sur Mac.

Si le message persiste malgré tout après avoir suivi cette procédure, deux réflexes simples à avoir avant de chercher plus loin :

  • Vérifiez que vous avez bien arrêté puis redémarré votre site après la manipulation, cette étape reste indispensable pour que le certificat s’applique réellement.
  • Videz le cache de votre navigateur, ou ouvrez votre site dans une fenêtre de navigation privée, certains navigateurs continuent d’afficher une ancienne version du certificat en mémoire.

Un conflit de port

Ce message apparaît en bandeau rouge sur la fiche de votre site, « There is a port conflict with this site’s domain ».

Pour comprendre la cause, il faut savoir qu’un port, c’est un peu comme une porte numérotée sur votre ordinateur, par laquelle un logiciel communique avec l’extérieur.

Local a besoin d’une porte précise, le port 80, pour faire fonctionner son propre routeur en mode « Site Domains ».

Si un autre logiciel occupe déjà cette même porte, Apache, MAMP, XAMPP, ou parfois un VPN, le conflit apparaît, Local ne peut pas s’en servir en même temps.

Bandeau d'alerte "There is a port conflict with this site's domain" avec le bouton "Use localhost".
Ce message apparaît quand un autre logiciel occupe déjà le port dont Local a besoin.

Il existe deux façons d’y remédier :

La solution rapide, cliquer directement sur le bouton « Use localhost » proposé dans le message d’erreur. Le conflit disparaît immédiatement, avec la contrepartie déjà évoquée plus haut dans cet article, le HTTPS n’est alors plus disponible pour ce site.

La solution qui garde le HTTPS, si vous préférez rester en « Site Domains » plutôt que de perdre cet avantage. Il faut identifier le logiciel qui occupe le port 80, puis le fermer.

  • Ouvrez le Terminal de votre Mac, l’application système, pas le « Site shell » de Local, puisqu’il s’agit ici de vérifier l’ensemble de votre ordinateur, pas un site en particulier.
  • Collez la commande du premier bloc de code ci dessous, puis validez avec le mot de passe de votre ordinateur quand il vous est demandé.
Terminal — Identifier le programme

1sudo lsof -i:80; sudo lsof -tnP -i:80 | xargs -n 1 ps -p
  • Vous obtenez une liste, comme celle de la capture ci dessous.
Résultat de la commande "lsof" dans le terminal, affichant les processus utilisant le port 80 avec leur "PID" respectif.
Le résultat de la commande liste chaque processus utilisant le port 80, avec son « PID » à côté.

Comment lire ce résultat, colonne par colonne :

  • COMMAND, le nom du programme concerné, la colonne la plus importante, celle qui vous dit qui occupe le port.
  • PID, l’identifiant unique de ce programme, un numéro attribué par votre ordinateur, un peu comme un numéro de sécurité sociale propre à chaque logiciel en cours d’exécution. C’est ce numéro que vous réutiliserez pour l’arrêter.
  • USER, le compte utilisateur qui a lancé ce programme.
  • TYPE et NODE, des informations techniques sur la connexion réseau utilisée, sans intérêt pratique ici.
  • NAME, à droite, précise sur quel port le programme écoute, avec la mention LISTEN qui confirme qu’il l’occupe activement.

Pour résoudre le conflit, seules deux colonnes comptent vraiment, COMMAND et PID.

Comment interpréter le nom du programme affiché :

  • httpd ou apache2, un serveur Apache, généralement associé à MAMP ou XAMPP. Ouvrez l’application concernée et utilisez son propre bouton d’arrêt, « Stop Servers » sur MAMP, ou l’équivalent sur XAMPP.
  • nginx, un vrai piège à connaître, ce peut être le routeur de Local lui même, resté actif après une fermeture mal terminée lors d’une session précédente. Quittez complètement Local, puis relancez le, ça suffit souvent à libérer le port.
  • mysqld, un serveur de base de données, généralement lui aussi lié à MAMP ou XAMPP.
  • Un nom que vous ne reconnaissez pas, ouvrez le Moniteur d’activité sur Mac, cherchez ce même nom dans la liste des processus pour l’identifier plus précisément, et fermez le directement depuis cette fenêtre.

Si aucune de ces pistes ne fonctionne, forcez l’arrêt directement depuis le terminal avec le second bloc de code, en remplaçant PID par le numéro identifié à l’étape précédente.

Une fois le programme arrêté, relancez votre site dans Local, le conflit de port devrait avoir disparu.

Terminal — Arrêter le programme

1sudo kill -9 PID

Si le problème revient régulièrement avec le même logiciel, le plus simple reste souvent de le désinstaller s’il ne vous est plus utile, ou de le lancer après Local pour lui laisser la priorité sur le port.

N’hésitez pas à partager en commentaire le logiciel qui causait votre propre conflit, ça aide souvent d’autres lecteurs à identifier le leur plus rapidement.

Problème sur le Blueprint avec un site consistant et alternative

Créer un Blueprint à partir d’un site conséquent peut parfois traîner en longueur de façon anormale. Sur ma propre expérience, la création est restée bloquée une dizaine de minutes sans afficher la moindre erreur ni progresser visiblement, sur un site construit avec Astra et Elementor. Le résultat, j’ai fini par abandonner sans obtenir de Blueprint fonctionnel.

Je reste honnête sur ce point, une petite latence existe normalement même sur un site vide au moment de créer un Blueprint, donc je ne peux pas affirmer avec certitude qu’il s’agit d’un vrai blocage plutôt que d’un traitement simplement long sur un site volumineux. Ce que je peux en revanche exclure de mon côté, un problème de ressources sur mon ordinateur, largement assez puissant pour ce type de tâche. La cause la plus probable reste donc liée au traitement interne du logiciel face à un site conséquent, sans certitude absolue sur ce point précis.

En attendant d’y voir plus clair, l’alternative reste simple, créer votre modèle directement sur un site plus léger, ou dupliquer un site existant plutôt que de passer par un Blueprint si celui ci refuse de se créer dans un délai raisonnable.

IMPORTANT : avez vous déjà rencontré ce blocage vous même ?

Dites le en commentaire, avec la taille de votre site et le thème utilisé si possible, ça permettra de voir si le problème touche uniquement les gros sites ou une configuration particulière.

Comment déployer un site créé sur Local vers un hébergement en ligne ?

Une fois votre site prêt, reste l’étape finale, le faire passer de votre ordinateur vers votre hébergement en ligne. Plusieurs méthodes existent, chacune avec ses avantages selon votre niveau d’aisance technique et les outils déjà à votre disposition.

Je vous détaille les principales, avec un point de vigilance qui revient systématiquement, quelle que soit la méthode choisie, la même logique de chercher remplacer déjà vue plus haut dans cet article, mais cette fois dans l’autre sens, de votre domaine local vers votre nouveau domaine en ligne.

La méthode UpdraftPlus, sauvegarde et restauration

Si votre site local utilise déjà UpdraftPlus, la méthode reste la même que celle vue plus haut pour une restauration, mais dans le sens inverse.

Vous créez une sauvegarde complète depuis votre site local, vous l’importez ensuite sur votre hébergement en ligne, sur une installation WordPress fraîchement créée chez votre hébergeur.

Le chercher remplacer du domaine se fait directement dans l’interface de restauration d’UpdraftPlus, exactement comme on l’a vu précédemment, sans manipulation technique supplémentaire de votre part.

Le piège Elementor et le chercher remplacer

Si votre site utilise Elementor, une vigilance particulière s’impose au moment du déploiement.

Le constructeur de page stocke une partie de ses réglages dans un format que le chercher remplacer classique ne traite pas toujours correctement, ce qui peut laisser des blocs mal affichés une fois votre site en ligne, malgré un remplacement de domaine apparemment réussi.

J’explique cette particularité en détail, captures à l’appui, dans mon article sur le fonctionnement d’une base de données WordPress.

Sécuriser la vérification avec Better Search Replace

Quelle que soit la méthode de déploiement choisie, une vérification finale avec Better Search Replace reste une bonne habitude, pour confirmer qu’aucune trace de votre ancien domaine local ne subsiste dans votre base de données une fois en ligne.

Je détaille la manipulation complète de cette extension, avec les bons réglages à cocher, dans mon article sur le fonctionnement d’une base de données WordPress.

La méthode FTP manuelle, en dernier recours

Sans extension de sauvegarde, vous pouvez toujours déployer votre site manuellement, avec les mêmes outils déjà vus pour l’import, un client FTP et l’accès à la base de données de votre hébergement.

Les grandes étapes à suivre :

  • Exportez votre base de données locale depuis AdminNeo, accessible dans l’onglet « Database » de votre site.
  • Créez une base de données vide chez votre hébergeur, puis importez y votre export via phpMyAdmin.
  • Envoyez le dossier wp-content de votre site local vers votre hébergement, en écrasant celui déjà présent sur une installation WordPress fraîchement créée.
  • Effectuez le chercher remplacer de votre domaine local vers votre nouveau domaine en ligne, avec la commande wp search-replace ou l’extension Better Search Replace, déjà détaillées plus haut dans cet article.

Les alternatives à Local

Local n’est pas le seul outil pour développer un site WordPress en local, même si c’est à mes yeux le plus abouti aujourd’hui.

Deux grandes familles d’alternatives existent, les outils historiques et généralistes comme MAMP et XAMPP, présents bien avant Local, et une alternative plus récente, DevKinsta, pensée spécifiquement pour WordPress sur le même principe que Local.

Voyons ce qu’elles proposent, et pourquoi je continue malgré tout à recommander Local en priorité.

MAMP et XAMPP, les outils historiques

MAMP et XAMPP existaient bien avant Local, et restent aujourd’hui les deux noms les plus connus pour monter un serveur local sur son ordinateur. Contrairement à Local, ce ne sont pas des outils pensés spécifiquement pour WordPress, ils installent simplement une pile technique généraliste, Apache ou nginx, MySQL et PHP, sur laquelle vous installez ensuite WordPress vous même.

J’ai utilisé MAMP sur Mac à une époque, avant l’existence de Local. Ça fait le travail, mais l’interface reste peu intuitive, et la gestion au quotidien demande davantage de manipulations manuelles. Les conflits de port, comme celui qu’on a vu plus haut dans cet article à propos de Local, y sont tout aussi fréquents, voire plus pénibles à résoudre puisque rien n’est aussi bien intégré.

Si je devais vous donner un conseil, maintenant que Local existe et reste entièrement gratuit, je ne vois plus vraiment de raison d’y retourner.

Ce sont des outils qui restent fonctionnels, mais plus artisanaux, adaptés à un profil très technique qui aime mettre les mains directement dans les fichiers de configuration.

Même pour ce genre de profil, l’organisation, les fonctionnalités et des atouts comme le partage d’un site à un client avec Live Link font clairement pencher la balance du côté de Local.

DevKinsta, l’alternative la plus proche de Local

DevKinsta, développé par l’hébergeur Kinsta, se rapproche le plus de Local dans sa philosophie, un outil gratuit et dédié spécifiquement à WordPress, sans configuration technique à gérer soi même.

Il repose sur Docker plutôt que sur une virtualisation classique, avec la prise en charge du HTTPS en local, plusieurs versions de PHP disponibles, et un outil de gestion des emails transactionnels intégré, sur le même principe que Mailpit vu plus haut.

Aucun compte Kinsta n’est nécessaire pour l’utiliser pleinement. Un compte devient utile uniquement si vous êtes déjà hébergé chez eux, pour profiter d’un envoi en un clic entre votre environnement local et votre hébergement, une fonctionnalité comparable à ce que propose Local avec Local Connect pour ses propres partenaires.

Questions fréquentes sur le logiciel Local

Non, un compte Local reste optionnel si vous créez et gérez vos sites uniquement sur votre ordinateur. Il devient nécessaire uniquement pour les fonctionnalités qui demandent une connexion internet, comme Live Links ou Cloud Backups, déjà détaillées plus haut dans cet article.

Non, Local reste accessible à tout le monde, débutant compris. La création d’un site se fait en quelques clics, sans écrire une seule ligne de code. Seules certaines fonctionnalités avancées, comme WP-CLI, s’adressent à un profil plus technique.

Non, un site qui tourne uniquement dans Local reste accessible depuis votre ordinateur, sans exister sur internet. Aucun visiteur ni aucun moteur de recherche ne peut y accéder tant qu’il n’a pas été déployé vers un hébergement en ligne.

Un environnement de test chez un hébergeur, aussi appelé staging, reste en ligne en permanence, généralement facturé en plus de votre hébergement principal. Local, lui, fonctionne entièrement sur votre ordinateur, gratuitement, sans connexion internet nécessaire une fois installé.

Oui, sans restriction. Local gère plusieurs sites en parallèle sans perte de performance, et propose des fonctionnalités pensées pour un usage professionnel, comme le partage d’un site en cours de développement à un client avec Live Links.

Non. Selon la documentation officielle de Local, désinstaller l’application n’affecte pas les sites déjà créés. Leurs fichiers restent stockés sur votre ordinateur, prêts à être réutilisés une fois Local réinstallé.

Par défaut, dans un dossier nommé « Local Sites » à la racine de votre répertoire utilisateur. Ce chemin reste modifiable depuis l’onglet « New site defaults » des préférences de Local, déjà détaillé plus haut dans cet article.

Sources :

WP Engine (blog officiel) – Rétrospective sur huit ans de Local et le rachat de Pressmatic par Flywheel

WP Engine (communiqué officiel) – Renommage de Local by Flywheel en Local

Local (site officiel) – Gratuité permanente de Local depuis juin 2021

Local (documentation officielle) – Import d’un site WordPress dans Local

Local (documentation officielle) – Gestion du certificat SSL sur macOS

Delicious Brains, WP Migrate (documentation officielle) – Import d’un site vers Local

Delicious Brains, WP Migrate (documentation officielle) – Exports complets de site

UpdraftPlus (documentation officielle) – Restauration d’un site WordPress

UpdraftPlus (documentation officielle) – Migration d’un site WordPress

Forum officiel Local – Structure attendue du zip d’import

Forum officiel Local – Bug du préfixe de table en majuscules à l’import

Forum officiel Local – Erreur de préfixe de table vide après import

Delicious Brains, WP Migrate (documentation officielle) – Fonctionnement du Compatibility Mode

WordPress.org (documentation officielle WP-CLI) – Commande search-replace

Forum officiel Local – Dépannage d’un zip incompatible à l’import

Forum officiel Local – Réduction d’un zip WP Migrate incompatible à wp-content et sql

Forum officiel Local – Journaux internes confirmant le remplacement automatique du domaine à l’import

Local (documentation officielle) – Fonctionnement du Router Mode

Local (documentation officielle) – Multisite WordPress avec Local

Local (documentation officielle) – Résolution des problèmes de performance et réglages PHP

WooCommerce (documentation officielle) – Fonctionnement des commandes de test

Kinsta (site officiel) – Présentation de DevKinsta

Local (documentation officielle) – Fonctionnement d’un compte Local

Local (documentation officielle) – Foire aux questions de Local

Local (documentation officielle) – Désinstallation de Local

Conclusion sur le logiciel Local pour WordPress

Vous voilà avec toutes les clés en main pour développer vos sites WordPress dans de bonnes conditions, avant de les livrer en ligne.

Local n’est pas qu’un simple outil pratique, c’est aussi une façon de travailler plus sereine, à l’abri des mauvaises surprises qu’un test direct en production peut provoquer.

Si je devais résumer ce que cet outil change vraiment au quotidien, je dirais que c’est avant tout du temps gagné et des erreurs évitées.

Une extension mal codée qui casse votre site, une mise à jour risquée, un thème à essayer avant de trancher, tout ça se teste désormais sans jamais mettre en danger un site déjà en ligne chez un client.

Et c’est bien ça, au fond, qui rejoint ce qui compte le plus à mes yeux dans ce métier. Un site bien construit, avec des bases solides posées dès le départ, reste un site qui continue de rendre service des années plus tard, sans mauvaise surprise à chaque mise à jour.

C’est exactement ce que je m’efforce d’apporter à chaque projet que j’accompagne, que ce soit à la création ou dans le suivi qui vient ensuite.

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